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Le jour où tu croises Jean Pierre Jeunet et la Ratp.

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Tiens aujourd’hui, je vais un peu parler de moi pour changer. Il y a un je me suis fixé un objectif bizarre, le cap des 5000 sur mon compte Insta. Au bout de l’année, le compte était a un peu de moins de 4000 followers. Pari un peu raté, mais rien de grave. Pour la simple et bonne raison qu’en attendant d’arriver là, j’ai essayé de me creuser la tête pour créer des petites choses amusantes. Cela m’a obligé à arpenter Paris, à regarder la ville à faire des kilomètres, arpenter des quartiers entiers (le 13e…) pour avoir de la matière photo. Au-delà des photos de street-art, il est rare que je poste tel quel. J’aime bien prendre le temps de retoucher, modifier et mélanger. J’ai eu ma période symétrie jusqu’à l’excès c’est vrai. Je me cherchais un peu en fait. Le vrai truc est que je n’avais pas la moindre idée de quoi faire pour rendre ce compte attrayant. C’est peut-être la meilleure chose qui soit au fond. Car, loin de tomber dans un formatage trop classique, il reste à mon image. Bordélique, lunatique et tentant sans cesse de se renouveler plus ou moins. J’admire les gens qui maîtrisent parfaitement l’aspect technique basique de la photo, ce n’est pas mon cas. Il y a plein de points où j’ai des lacunes. Et j’essaye de combler ces dernières en étant créatif via les outils à dispositions. Les dizaines de logiciels sur le marché de la photo mobile permettent de faire parfois de véritables miracles si l’on s’amuse avec. Que l’on mélange et que l’on dilue la chose dans ses idées plus ou moins tordus. Je ne sais pas si je suis un vrai photographe, mais j’aime bien l’idée d’être un frankenstein de l’image. Je truque, je modifie, je refaçonne ce que je vois à ma sauce. J’alterne entre le réel et le fake. Cela m’oblige à me sortir les doigts du cul.

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Et c’est ce qui m’amène à ce point précis de la chronologie de ma petite existence. Instagram est autant un jeu qu’un défi pour moi. Mon but est la barre des 10k, défi très con diront certains, mais chacun sa vision des choses. Insta offre un terrain d’expérimentations assez fou pour peu que l’on s’amuse avec. Mon but n’est plus comme au début de mettre en avant ma vie de blogueurs, juste de rester à la seule forme de ligne édito qui définisse ce compte : moi. Et du coup je me disais qu’en participant à ce concours de la Ratp présidé par Jean Pierre Jeunet, les chances que je passe les sélections étaient minces. Mais, il aurait été stupide de laisser tomber. Et j’ai bien fait. Car quelques mois après ce jour où en passant devant le panneau dans le métro en rentrant du taff et où sur un coup de tête j’ai dit banco, je me suis retrouvé a la maison de la Ratp avec l’intégralité des gagnants et Jean Pierre Jeunet pour un prévernissage des photos. Je n’aime pas me mettre en avant, ceux qui me connaissent savent que je suis discret voir maladivement timide, c’est une série de défauts de fabriques. Donc ce genre de soirée, ce n’est pas forcément mon truc. Mais là encore tout comme pour le concours, il était débile de jeter l’éponge et passer son tour. Et pris au milieu de la foule j’avoue que cela fait drôle. Voir des gens s’arrêter devant son taff et en dire du bien (à part une râleuse que j’ai failli tchiper) bah cela fait un petit truc. Je n’ai pas que des qualités et j’ai parfois du mal à écouter les gens, il m’arrive d’être d’emblée sur la défensive. Et ce soir j’étais comme un pitbull prêt au combat que des enfants finissent par trouver trop mignon. Quand tu n’as pas forcément toujours confiance en toi, cela fait bizarre d’être au milieu de la foule et entendre et voir des gens passer en disant des choses vraiment positives sur ton taff. Je ne fais pas de la fausse modestie. Les gens confondent parfois mon mode de défense pour de l’arrogance, mais c’est rarement le cas. Ce soir j’étais juste pris de court et cela fait du bien.

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Et la raison majeure pour laquelle j’ai fait ce concours c’était Jean Pierre Jeunet. La première fois que j’ai vu la cité des enfants perdus, il y a eu une partie de moi qui s’est dit, c’est cela que je veux faire. Créer d’une façon ou d’une autre. Et ce soir c’était un peu l’histoire d’un mec de 38 piges qui supra hésitant s’avance pour Jean Pierre Jeunet pour lui serrer la main et lui dire pour répondre à sa question sur les inspirations… « bah vous savez mon inspiration c’est vous ». Cela n’a pas manqué de le faire rire et il a dû me prendre pour un fou, mais ce soir, le voir pendant quelques instants attendre devant un écran géant avec ma photo le surplombant aura été mon petit cadeau. Ce n’est pas forcément grand-chose, mais dans un coin de ma tête cela a fait un truc au gamin que je reste de voir une de ses idoles attendre surplomber par ma photo. C’est con, mais juste pour l’image, cela m’a fait ma soirée. Et la cerise sur le gateau de cette aventure faite sur un coup de poker, c’est que comme tous les autres gagnants, je vais être exposé dans un parc de 20 des plus grosses stations de métro sur paris et sa proche banlieue et pas pendant une semaine ni deux ou même un mois, non pendant 3 mois. Je ne fais pas forcément tout cela dans un espoir d’être qualifié d’influent, c’est de la branlette, j’ai juste envie d’être vu en fait. C’est tous plus ou moins ce que l’on recherche une reconnaissance. L’influence est un baromètre d’agence, la reconnaissance du public c’est l’or noir de l’ego et c’est plus dur à avoir, mais si on l’obtient soyons honnêtes, cela n’a pas de prix. C’est plus après cela que je cours. On verra qui court le plus vite des deux. Mais ce soir en tout cas, je me sens comme un sniper avec une putain de ligne de mire et j’ai ma cible dans le viseur. En gros parfois cela fait du bien de se fixer des objectifs massifs, de rêver plus gros que d’habitude et d’y arriver. Ce n’est pas une fin en soi, juste une étape, mais quand tu la passes tu te dis qu’il n’y a pas de raisons de s’arrêter en si bon chemin.

Mon compte Insta —> lien et tu peux t’abonner, je ne mords pas.

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