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Rampage, Dwayne Johnson au nirvana du Turbo-débile…

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Rampage ne plaira pas à l’intégralité des spectateurs mondiaux. Pour la simple et bonne raison que le film est giga-con. Mais aussi tellement sincère que cela se transforme en une force.

Rampage et Dwayne Johnson dans la même phrase, cela sonne comme une catégorie sur Youporn. Le genre de celle où l’on sait que l’on va voir des choses sales, du gonzo cinématographique que l’on voudrait regarder en solo sans que les autres sachent que l’on adore. Oui, c’est un plaisir coupable. Et j’ai envie de dire et alors ? Oui, le film montre certaines des limites de la formule Dwayne Johnson au cinéma. C’est un fait et si The Rock est bien entouré, il saura corriger le tir. Mais pour le reste, Rampage délivre exactement ce qu’il promet et ce dès le pitch, du grand fun tonitruant et complètement con. Une adaptation incroyablement fidèle d’un jeu vidéo qui au final n’avait quasiment pas d’histoires. Alors, est-ce que vous allez vous fracturer un neurone ou deux devant ce film ? Pas une seule seconde, il n’est pas là pour vous faire du mal, bien au contraire. Il veut vous enduire de kiff, jusqu’à ce que vous soyez luisant pour rotir de plaisir devant la chaleur intense qui se dégage de l’écran. Quelle chaleur ? Mais celle de l’aura de Dwayne Johnson bien entendu. Une fois de plus et Rampage enfonce encore le clou dans le sujet, le monsieur peut littéralement tout faire. Rendre les séquences et dialogues les plus idiots fondamentalement sympathiques. Et pourquoi ? Juste pour la simple et bonne raison que le capital sympathie de cet homme est tout simplement toxique. Une fois que l’on tombe dans ses griffes, c’est fini. En fait Dwayne Johnson est la version masculine de Poison Ivy et à la différence que lui ne joue pas avec des plantes mais juste le parfum de la testostérone qu’il irradie dans ses films. C’est plein de clichés souvent cons comme un vieux film des années 80, le scénario insulte frontalement l’intelligence… et vous savez quoi ? Dans l’ensemble, on s’en fout.

Rampage surfant sur la vague simiesque de la Planète des Singes offre à Dwayne Johnson un véritable alter ego numérique terriblement attachant et puéril en la personne de George. Oui, un Gorille albinos gigantesque dévorant des gens, massacrant des quartiers et se frittant avec un loup volant et un crocodile mutant est le Wingman de The Rock. J’ai envie de dire après cela « Eat This Vin Diesel ». Mélangeant les ressorts du film familial, de l’action couillu et du divertissement turbo-débile, Rampage est un bordel flamboyant qui ne plaira pas à tout le monde. C’est certes une formule, mais fait à la différence de pas mal d’autres productions sans la moindre once de traces de faux-cul. Il y a un second degré intense dans chacune des productions où Dwayne Johnson se lance, il sait ce que le public attend et se démerde toujours pour lui offrir de la manière la plus sincère possible. C’est le cas ici et le duo qu’il crée avec George son gorille est d’ailleurs la force et la faiblesse du film. Pourquoi ? Peut-être à cause du fait qu’au-delà de Jeffrey Dean Morgan (qui cabotine à mort) personne ne laisse un vrai souvenir incroyable. C’est une des faiblesses de la chose, entre les pions interchangeables et les acteurs connus réduits à des passages éclair, Rampage perd à certains endroits de sa superbe. Créant volontairement ou non un terrain de jeu où il est évident et limpide dès le début que personne ne doit gêner Dwayne et George. Si le duo ne fonctionnait pas une seule seconde, cela serait un souci. Le hic pour la majorité du casting est que la chose fonctionne sans le moindre mal.

rampage dwayne johnson

Say hello to my little friend!

Là où la Planète des Singes avait créé une figure quasi messianique en la personne de César, Rampage nous offre un The Rock simiesque. S’appuyant sur des bases reposant sur des codes quasi familiaux pour parler aussi bien aux parents qu’aux enfants, le film surfe d’un extrême à l’autre. C’est cousu de fil blanc, mais la sincérité de l’ensemble finit par emporter l’adhésion. Spectaculaire jusqu’au ridicule, incohérent sans la moindre volonté de remettre la chose en question, Rampage surprend par sa générosité et son jusqu’au-boutisme dans le couillon absolu. Oui, Dwayne Johnson ne pourra pas faire cela toute sa vie, mais une fois de plus il montre qu’à Hollywood il est le seul encore en lice sur le ring de l’entertainement massif. Il réussit là où Vin Diesel échoue littéralement. Sautant d’un genre à l’autre et transformant en or ce que les autres transforment en plomb, voici un acteur qui à l’époque de Salem aurait fini au bûcher. Rampage c’est de la sorcellerie, de la magie noire et si je dois vendre encore quelques m2 de mon âme pour que la carrière de Dwayne Johnson continue dans ce registre, je signe sans le moindre souci. Quand le millésime Turbo-débile The Rock de l’année s’avère aussi savoureux comment dire non ? Validé.

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