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Queen of the South, la scarface Mexicaine débarque!

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Queen of the South, le nom est Flashy et la série l’est tout autant. Enfin non pas vraiment. Si l’on devait définir à peu près correctement l’essence même de ce show, on pourrait dire qu’il s’agit de la version télenovela du crime de Scarface. Al Pacino devenant Sonia Braga. La finalité restant la même vu que l’on y découvre une personne montant une à une les marches du syndicat du crime, jusqu’à devenir l’antithèse de ce qu’elle était au début. Est-ce que Queen of the South est subtile ? Pas une seconde, originale ? Non plus. Mais est-il pour autant désagréable ? et bien pas le moins du monde. Les ficelles du scénario sont pour le moins assez grosses et pourtant on ne peut s’empêcher de pardonner à l’ensemble tout ce que l’on découvre sous nos yeux. Pourquoi ? Peut-être pour la simple et bonne raison que la série n’oublie jamais de cajoler un élément important : le rythme. Oui, Queen of the South ne brille pas par son originalité, mais ce qu’elle perd sur ce point, elle le compense en quelque sorte, par sa réalisation et son côté addictif dans la façon de nous dépeindre l’ascension de cette femme en passe de devenir la reine des Cartes Mexicains. Il faut malgré tout avant de se lancer dans cette série accepter le fait que comme beaucoup d’autres shows, il y a de grandes chances que cette série puisse avoir du mal à durer sur la longueur. Utilisant le fameux artifice du récit en Flash Back menant à la résolution de la question « est-elle morte ou non ? », il va être difficile à la série de retomber sur ces pieds si à la fin du 1er run, elle ne termine pas sur un énorme bang. Et c’est un peu ce qui me fait peur.

Mélangeant action, charme et romance bien souvent digne d’une telenovela (ce qu’est le programme d’origine…), Queen of the South est un mélange assez étrange qui ne plaira pas forcément à tout le monde. Nous ne sommes pas devant ce que l’on peut définir comme étant de la grande télévision, peut-être plus du plaisir coupable. Mais en quelque sorte, ce n’est pas forcément plus mal. En effet là où beaucoup d’autres séries cherchent à se prendre au sérieux et être ce qu’elles n’ont pas la force de devenir, Queen of the South assume son côté flamboyant et excessif. Doté d’un rythme parfait, d’un casting de gueules qui s’en donnent à cœur joie et d’une héroïne cabotinant avec joie dans son rôle de Scarface au féminin, il faut admettre que Queen of the South fait tout pour divertir et réussit assez correctement son pari. Maintenant la seule question restante est pour combien de temps ?

 

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