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Quantico, la chasse aux terroristes mode telenovela…

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Quantico en quelque sorte, c’est un peu la telenovela du terrorisme. Oui, la description a quelque chose d’outrancier, je vous le concède, mais quand on regarde la série dans sa presque intégralité, le final de la saison 1 étant la semaine prochaine, il faut avouer que son cerveau finit par prendre l’eau de toute part. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que Quantico est un bordel sans nom et que l’on continue pourtant de le regarder sans bien comprendre pourquoi. Victime du syndrome Beverly Hills, Quantico suit les aventures d’une bande de jeunes agents du FBI tous beaux, tous désireux de coucher les uns avec les autres et accessoirement pris au sein de multiples conspirations terroristes qui finissent par faire passer une intrigue de Plus Belle la vie pour un truc simple à suivre. C’est bien simple, si l’on devait comaprer Quantico à un autre bordel en série, ce serait Lost. Partant d’un concept narratif identique à celui d’Arrow, une partie de l’histoire dans le présent et une dans le passé, la série laisse un court instant l’espoir que l’on va assister à quelque chose de grandiose et avec une intensité majeure. Mais tout cela n’est qu’une illusion. Pourquoi ? Car, Quantico use et abuse du twist cheap à chaque fin d’épisode faisant croire que tel agent est le terroriste pour aussitôt désamorcer la chose dès le début de l’épisode suivant. On se lance dans l’aventure et l’on regarde la chose avec une certaine forme de distance à la longue. Pour la simple raison que lorsqu’au 20e épisode le nom du criminel derrière l’ensemble des agissements de la série tombe, cela ne tient pas vraiment debout. Du moins si dans une Telenovela, mais ce n’est pas forcément ce que l’on nous a vendu lors du 1er épisode de la série.

Au final Quantico représente une sorte d’hybride étrange, ne tombant pas dans les travers d’un NCIS LOS ANGELES (où chaque épisode ou presque tourne autour d’une cellule d’al quaida…), la série aborde la question du terrorisme à l’échelle nationale en le transformant en une sorte de monstrueux soap ridicule. Se moquant complètement de la moindre notion de cohérence narrative ou de quoi que ce soit d’ailleurs, Quantico enchaîne les twists de façon beaucoup trop rapide. La mise en place sur le 2e tiers de la saison du possible grand méchant de la saison 2 fait aussi du coup passer au second plan celui de la saison 1. Et une fois que la fumée devant nos yeux se dissipe, on se rend compte à quel point tout ce que l’on a vu depuis près de 20 épisodes aurait pu facilement se résumer à une série de simplement 13 épisodes. Quantico y aurait gagné en nervosité et perdu en flottements inutiles. Mais l’un dans l’autre, si les telenovelas sont votre tasse de thé, alors je ne doute pas un instant que Quantico sera pour vous, si jamais elle est achetée par un network français. Mais alors que la fin de la saison 1 approche, c’est à se demander (sauf changement de showrunner…), si le public rempilera vraiment pour une saison 2 ?

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2 Comments

  • Reply
    feufol
    mai 11, 2016 at 11:08

    Je viens de dépasser la moitié de la saison et je trouve la série totalement à bout de souffle…
    Je suis assez peu convaincu par le système de double trame temporelle (qui montre ses limites dans Arrow ces derniers temps). Le principal intérêt des flashback est d’offrir à la série une mécanique de téléréalité avec une système d’épreuves et d’élimination qui à la longue parait très artificiel.
    Quant à la trame dans le présent, passée la première douzaine d’épisode, je n’ai même plus vraiment envie de connaitre le nom du coupable tellement les twists m’ont épuisé.
    Je ne suis pas certain d’arriver au bout de la saison.

    • Reply
      Chandleyr
      mai 11, 2016 at 2:23

      Quand tu vois le twist du dernier épisode tu as envie de jeter ta tv par la fenêtre ah ah

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