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Preacher, le plus grand WTF niveau série TV de l’année ?

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Preacher était dans la catégorie des séries littéralement inadaptable, le tout par le biais de sa nature quelque peu blasphématoire. Alors quand AMC sous la houlette de Seth Rogen a pris la décision de lui donner vie sur le petit écran plutôt qu’en film, on se demandait si la chose allait réussir à exister correctement sans exploser en vol. La réponse est oui, elle existe, mais la forme risque d’en surprendre plus d’un. Doté d’une première saison comprenant 10 épisodes, Preacher est une œuvre en deux temps. Pas vraiment une adaptation du comics, mais plus dans le cas de cette 1ere saison d’une préquelle. Marquant les étapes majeures de la rencontre de Preacher, Cassidy et Tulip, le tout au sein d’une ville pour le moins particulière, le genre de celle que l’on peut qualifier de trou du cul du monde malsain, mais qui est aussi la ville d’origine du personnage de Preacher et c’est à partir d’ici que tout part en sucettes. Les 5 premiers épisodes posent les bases, dévoilent les personnages. Ils risquent même d’en rebuter plus d’un vu que l’on a l’horrible impression qu’il ne se passe rien. Ce qui n’est pas totalement faux et soudain arrive les 5 derniers épisodes et la manœuvre artistique de l’équipe prend alors tout son sens. Les derniers épisodes sont aussi absurdes qu’ultra-violent et le plus fou dans l’histoire est que l’on n’en perd pas une miette. On s’éclate devant le torrent de blasphèmes ou d’idioties que les personnages principaux dévoilent devant nos yeux.

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Oui, en comparaison du comics d’origine, Preacher est en quelque sorte plus propre. La série n’est jamais avare en violence, mais la nature de certains personnages et les allusions pour le moins tendancieuses à la religion ont en partie disparu. On se dit que c’est un mal pour un bien, vu que sinon, la série n’aurait tout simplement jamais vu le jour. Ce n’est pas complètement faux. Et l’on peut aussi d’ailleurs admirer la mise en place du grand échiquier sur lequel vont jouer les personnages. Un trio particulièrement incohérent partant à la recherche de Dieu, alors qu’ils ont aux trousses le plus grand tueur parmi tous les tueurs… que des anges ont fait sortir de l’enfer pour en finir avec Preacher. Les gangsters sont les héros et les habitants du paradis n’ont pas toujours le plus beau rôle dans cette première saison. C’est peut-être d’ailleurs ce côté irrévérencieux qui rend la chose aussi agréable. Preacher version TV se moque de tout et l’enrobe dans un humour absurde qui ne laisse pas insensible et quand arrive le dernier épisode de la saison, on est le cul entre deux chaises. Celle nous disant de partir et de ne plus revenir et celle appuyant le fait qu’il faut quand même applaudir une série ayant réussi dans le fond à rester cohérente dans son délire et ce du 1er au dernier épisode de la saison. Vivement la suite…

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