Critiques de films

Pixels- Chris Colombus- Critique du film

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Pixels est un de ces films dont on sait pertinemment qu’il ne faut rien en attendre. Et pourtant dans le fond de son esprit pervers, on se fait des idées. On se dit qu’il y a peut-être un espoir. Mais une petite voix sur le chemin de la salle n’aura de cesse de nous dire…”Pourquoi?” et vous ne l’écouterez pas. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard et que vous deviez vous rendre à l’évidence, oui elle avait raison. Pixels n’est pas bon, au mieux, il vous extorquera quelques rires par endroits, mais jamais suffisamment pour faire en sorte que la chose reste comme une bonne expérience. Pixels est une bouillie de scénario et même si j’aime beaucoup Chris Colombus, il faut bien reconnaître qu’il ne réussit pas forcément à sauver l’ensemble du naufrage. Partant d’un postulat de départ sympathique, mais pas forcément épais ( un court métrage plus efficace sur le fond et surtout la nostalgie que la forme…) Pixels ressemble à des dizaines d’autres blockbusters hollywoodiens que l’on peut juger comme étant en roue libre. Si j’étais mauvaise langue, j’irai dire qu’il est à l’image de la carrière d’Adam sandler…

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Chris Colombus est l’apôtre d’une certaine forme de cinéma un peu passé de mode. Celle des années 90, fun, familial, décontracté. Tout ce que l’on aurait voulu voir dans Pixels et qui en grande partie manque à l’appel. Jouer sur la nostalgie est une chose encore faut-il que le terrain où l’on construit sa narration ne ressemble pas des sables mouvants. Est-ce que pixels est la pire catastrophe de la Terre? Non, i y a toujours pire…Mais, tout comme Peter Dinklage on ne cesse de se demander ce que l’on fout là. Pixels avec un peu plus d’applications dans les finitions aurait pu être beaucoup plus divertissant, mais quelque chose ne prend jamais vraiment complètement. Que ce soit dans l’écriture, les acteurs ou par extensions la réalisation, le vrai problème de Pixels est que le film manque d’âme et cela rien n’y fait en bout de course. On finit assez vite par décrocher et regarder l’ensemble d’un oeil distant et très vite terriblement passif. Comme si l’on entrait dans le No Man’s Land de la nouvelle carrière d’Adam Sandler. Prisonnier d’un genre dont il n’arrive plus à s’échapper, Pixels est à l’image de ce qu’il passe son temps à nous offrir, une prestation en pilote automatique…

Je dis cela vu que le scénario de Pixels porte l’empreinte de l’empire Adam Sandler. Deux des sbires de longue dates de Sandler ayant repris le court-métrage d’origine pour le formater aux couleurs Sandler et cela malheureusement donne mal au coeur. Personne dans le casting et surtout Peter Dinklage ou Josh Gad qui sont deux forces comiques très intéressantes ne réussissent véritablement à faire sortir Pixels de l’ornière où il se trouve. Adam Sandler veut la lumière et laisse les autres acteurs se démerder avec le reste. Véhicule qui aurait du le ramener vers une certaine forme de succès lui faisant défaut depuis plusieurs films, la mécanique s’enraye a peine quelques kilomètres après le départ et finit la course en trainant incroyablement la patte. Le savoir-faire de Chris Colombus n’y fera rien, Pixels la forme actuelle du script est un projet qui de l’étape de preprod a celle de la mise en salle semble ne pas avoir évoluer de façon cohérente au niveau du script. Comme si ce produit final était un patchwork mal foutu fait pour faire plaisir tant bien que mal au studio et a Sandler et son équipe créative. Le hic est que dans l’histoire, tout ce bon monde semble avoir mis de côté un simple fait: à savoir faire plaisir au public. C’est con, mais parfois, cela peut servir…

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