Critiques de films Films américains

Pandemic, le fps bourrin de la semaine.

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Comment décrire Pandemic sans se perdre en route ? Un mélange entre Hardcore Henry pour l’action et les idées (parfois) et de Rec 1er du nom pour les accès de violence qui se dégage de l’ensemble. Un mix détonnant pour les uns et convenus pour les autres, mais qui dans son domaine en mode mineur qu’est le direct to vidéo, fait le job. C’est déjà beaucoup et l’on peut au final le mentionner sans honte. Après, la question qui se pose est de savoir ce que vous attendez en partant dans les entrailles d’un film tel que Pandemic. De par son nom ou sa jaquette, il n’y a pas forcément tromperies sur la marchandise. C’est sa grande force et sa faiblesse d’une certaine manière, le film ne cherche pas vraiment à être autre chose que ce qu’il promet : exercice de style pas forcément hideux, mais qui ne risque pas de vous décrocher la mâchoire et vous mettre au sol implorant les dieux de la série B de vous donner encore plus de cette nouvelle drogue. Pandemic, c’est un petit fix de gore et de violence bas de plafond sans risques majeures pour la santé.

Pandemic a des faux airs de 28 jours plus tard shooté sur la moitié du budget café. Pourtant et même si l’on sent et connaît les ficelles que le réalisateur utilise, l’ensemble se laisse regarder à plusieurs reprises. L’ambiance très jeux vidéo et comics en amusera certains autant qu’elle risque d’en exaspérer d’autres. Il n’y a pas vraiment de juste milieu et l’on se doit de prendre la chose comme elle est. Les personnages sont soit des clichés ou à peine développer, laissant à croire par endroits que même des zombies pourraient avoir plus d’intérêts qu’eux, mais là encore, il y a un léger point positif sauvant l’ensemble du naufrage : l’action. Oui, Pandemic n’a pas un budget fou, mais le réalisateur réussit à s’en sortir correctement à plusieurs reprises, laissant ainsi paraître une aisance plus massive pour dézinguer que développer sa faune de personnages, mais c’est un autre débat… Ces quelques passages intenses compenseront le mal de mer que risquent de ressentir certains face à la réalisation dans une bonne partie du reste du film. L’aspect found footage comme dans beaucoup d’autres réalisations a petit budget avant Pandemic montre ses limites. Le genre tourne en rond et si le réalisateur ne fait pas forcément d’efforts pour renouveler le genre on peut vite décrocher. C’est un des risques ici.

Pourtant est-ce que fondamentalement Pandemic est un ratage ? J’ai envie de dire non. Dans son genre, nous sommes face un survival aussi basique que bourrin. C’est peu et à la fois beaucoup, utilisant du mieux possible les moyens mise à sa disposition, le film s’en sort correctement en surface et vu son mode de diffusion et la promesse de qualité à l’avenant que laisse entrevoir le marketing autour de lui, il est clair que le public ne risque pas d’avoir de mauvaises surprises. La tromperie sur la marchandise est quasi inexistante. A une époque où l’exercice de style remplace bien souvent le fond, Pandemic est à prendre pour ce qu’il est une sorte de mix bâtard entre du Left 4 Dead et 28 jours plus tard ainsi qu’une tonne d’autres films du même genre. À condition de ne pas chercher plus, il se peut alors que vous puissiez y trouver votre bonheur. Mais pas forcément grand-chose de mémorable. À vous de voir.

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