Critiques de films Films américains Les news

Pacific Rim : Uprising, Fulguro poing dans le domaine du débile…

[podcast_subscribe id="31141"]

Pacific Rim : Uprising est un peu le symbole de ces studios désireux de faire continuer des franchises mais sans pour autant savoir quoi en faire. Résultat, ils font n’importe quoi. La preuve par l’exemple avec ce film…

Pacific Rim : Uprising pourrait se résumer avec ce mot… « turbo-débile ». Je pense que jamais, cela n’a été aussi parfait pour synthétiser ce que l’on ressent en regardant le film du début à la fin. Alors pour être honnête, évacuons une série de faits : oui l’ensemble est plus cohérent niveau réalisation et sincère dans l’action que certaines productions du genre sorties dernièrement. C’est un fait. Mais est-ce que cela fait pour autant de cette suite un grand film ? Pas le moins du monde. Pourquoi ? Peut-être à cause de la faiblesse du script qui brode pendant près de deux heures sur ce que Guillermo Del Toro avait mis en place. Le tout sans pour autant jamais réussir à en faire quoi que ce soit. C’est là que le souci du film se transforme en pierre tombale pour lui. Dans le fond Pacific Rim : Uprising ne sert à rien. Un peu à l’image de la suite d’Independance Day faite il y a peu. Nouvelle génération, donc personnages plus jeunes, humour plus bas de plafond et clichés à la pelle. Voici comment l’on pourrait plus ou moins résumer ce film. Le paradoxe est que tout du long, Steven S. DeKnight est assez sincère dans sa démarche, bien plus que Michael Bay sur les derniers Transformers et l’on ne s’ennuie jamais vraiment. Bien moins que dans le récent Tomb Raider par exemple. Mais, cela ne suffit pour autant jamais pour ferme les yeux sur le reste. Et dieu que lorsque l’on se met à creuser dans cette direction la liste des défauts ne cesse de s’allonger…

pacific rim uprising john boyega
Pacific Rim : Uprising en lui-même est une anomalie de production. Une sorte de virage complet face à ce que Guillermo Del Toro avait fait du 1er film. Là où son film parlait a un public plus agé et mature sans jamais cracher à la gueule de son histoire, le film de Steven S. DeKnight vise les très jeunes. Et ce avec tout ce que cela peu amener de Yolo en termes d’écritures et de réalisations. Dire que les dialogues sont clichés et prévisibles est encore loin de la vérité. Mais d’une certaine manière, c’est le dernier des soucis du film. Non, le seul véritable et unique problème de Pacific Rim : Uprising est qu’il ne sert à rien. Les twists peuplant l’histoire sont diablement turbo débiles, Charlie Day cabotine comme jamais face à l’idiotie de son rôle et tout le film piétine avec application la mythologie de Pacific Rim. Il n’y a rien dans le récit que vous n’aurez pas été en mesure de prévoir à l’avance et c’est un point précis dont les scénaristes semblent conscients. Et que font-ils pour y remédier ? Pas grand-chose en fait, ils se contentent de foncer dans le mur encore plus vite. Espérant qu’avec un peu de chances, ils passeront au travers sans trop de casses. Pacific Rim : Uprising c’est un bulldozer de conneries lancé à pleine puissance sur les écrans. Cela passe ou cela casse. Tout dépend de votre degré de tolérances. Mais qu’en est-il des acteurs ? Scott Eastwood montre encore qu’au-delà de son côté poster-boy, il a du chemin a parcourir avant d’avoir le charisme animal de son père à son âge. Et cela nous amène vers John Boyega.

pacific rim uprising john boyega

Fort de son rôle dans Star Wars et du capital sympathie dont il dispose dans la vraie vie, on serait en droit de lui pardonner ses mauvais choix. Et c’est un peu le cas ici. Un peu à l’image d’un The Rock, il est doué pour l’action et le timing comique tout comme passer vers du plus sérieux en un clin d’œil. Le souci est qu’ici ce que le scénario lui offre n’est jamais plus massif qu’un embryon de personnage. Le tout sous couvert d’un lit de punchline assez fade et noyé dans un gigantesque fracas d’explosions et de hurlements. Autant, je n’attends rien de Scott Eastwood, autant dans le cas de John Boyega, je me dis qu’il vaut mieux que cela. Il a le charisme et la présence pour porter un film sur ses épaules « Attack of the block » en était la preuve. Mais ici, méthodiquement, le scénario donne l’impression de ne jamais rien faire pour lui permettre de donner la pleine puissance de son talent. Et à mi-chemin visiblement conscient de la chose, il passe en pilote automatique. Un choix que le réalisateur a fait depuis longtemps d’ailleurs. Plongeant le film sur une autoroute du prévisible. On ne s’ennuie jamais vraiment vu que la chose est malgré tout bizarrement sincère, mais cela ne veut pas pour autant dire qu’elle est de qualité. Si l’on met en comparaison du travail fait par Guillermo Del Toro, ce Pacific Rim : Uprising est une vilaine contrefaçon faite pour s’ouvrir à la va-vite sur d’autres marchés. Vu que la cible a qui l’intégralité du scénario fait de l’œil est le marché asiatique, je suis certain que la machine devrait retomber sur ses pattes. Typiquement le genre de film dont on se souvient à peine, 24h après sa découverte. Un peu comme ce que j’avais prévu en fait. Donc, je ne suis pas plus surpris que cela. A vous de voir si vous avez du temps à perdre volontairement.

Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité.
Jake Pentecost, un jeune pilote de Jaeger prometteur dont le célèbre père a sacrifié sa vie pour sauver l’Humanité des monstrueux Kaiju a depuis abandonné son entraînement et s’est retrouvé pris dans l’engrenage du milieu criminel. Mais lorsqu’une menace, encore plus irrésistible que la précédente, se répand dans les villes et met le monde à feu et à sang, Jake obtient une dernière chance de perpétuer la légende de son père aux côtés de sa sœur, Mako Mori – qui guide une courageuse génération de pilotes ayant grandi dans l’ombre de la guerre. Alors qu’ils sont en quête de justice pour leurs camarades tombés au combat, leur unique espoir est de s’allier dans un soulèvement général contre la menace des Kaiju. Jake est rejoint par son rival, le talentueux pilote Lambert et par Amara, une hackeuse de Jaeger âgée de 15 ans, les héros du Corps de Défense du Pan Pacific devenant la seule famille qui lui reste. S’alliant pour devenir la plus grande force de défense que la Terre n’ait jamais connue, ils vont paver un chemin vers une extraordinaire nouvelle aventure.

No Comments

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.