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Overdrive, le Fast and Furious plus cheap que cheap…

Les frères Andrew et Garrett Foster sont des pilotes d’exception, mais aussi des voleurs d’exception. Leur spécialité : voler les voitures les plus chères au monde. A Marseille, ils parviennent à dérober une sublime BUGATTI 1937, joyau de l’exceptionnelle collection de Jacomo Morier, parrain de la Mafia locale. Ce dernier décide alors d’utiliser leur talent à son profit contre son ennemi juré, Max Klemp. Mais s’ils acceptent de rentrer dans ce jeu, c’est qu’ils ont en réalité conçu un coup d’une audace inégalée.

Que se passe-t-il quand des réalisateurs français décident de réaliser une copie au rabais de Fast and Furious et Ocean Eleven ? Et bien cela donne Overdrive avec Scott Eastwood dans ce qui sera sans nul doute pour l’instant et encore longtemps, le pire rôle de sa carrière. Dire que rien ne fonctionne dans ce Overdrive est encore bien loin de la vérité. Le film de casse est un art à part entière. Cela demande un talent dans l’art du casting des acteurs, une finesse d’écriture pour le scénario et une réalisation pas trop tape à l’œil mais assez inventive pour faire en sorte que l’on s’intéresse a minima à ce qui se passe sur l’écran. Autant être honnête d’emblée, Overdrive n’a pas le moindre de ses atouts en poches. Il n’a rien pour lui en fait. Le pire étant qu’au fond, l’impression que donne ce film est que tout le monde se contrefout de ce que donnera le résultat final tant ils n’ont plus qu’une idée en finir le plus vite possible. Et d’une certaine manière qui pourrait les blâmer. L’histoire est basique, les twists qui s’enchaînent tombent à plats en grande partie du au fait que l’on se fout de savoir qui fait quoi, qui vivra ou pas. On traverse l’histoire avec le pied sur la pédale de frein en termes d’empathie. Les personnages sont transparents et cela finit par se payer immédiatement de manière sanglante au niveau de la qualité.

©PHOTOPQR/LA PROVENCE ; VIEUX PORT DE MARSEILLE

Et de ce côté Overdrive ferait presque passer Fast and Furious aussi bien sur le fond et la forme pour un film d’auteur. Beauf, mal écrit et réalisé en dépit du bon sens, le film enfile les perles. Mais pire encore quand intervient le twist de fin, ce dernier fait remettre en question l’intégralité du film et pointe d’un doigt vengeur la somme des incohérences qui le plombent tout du long. Et même si par instants dans d’autres productions Hollywoodiennes, il a réussi à faire illusion, Scott Eastwood est ici totalement insipide. Ne parlons même pas de Kaaris et Simon Abkarian dans le rôle des méchants du film, nous dirons juste qu’ils ont sûrement avec ce long-métrage trouver un moyen simple de payer les impôts de l’année… que reste-il de ce Overdrive une fois la marque du générique de fin péniblement atteinte ? J’ai envie de dire rien. Le film est à peine digne des séries allemandes de type Opération Cobra, le scénario est vide de sens. Non, franchement, même avec la meilleure volonté du monde, il n’y a rien à sauver. Next…

 

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