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Once upon a Time in Venice, Bruce Willis en roue libre…

Once upon a Time in Venice rentre dans cette catégorie de films qui une fois la vision de la chose finie, laisse pour le moins perplexe. N’y allons pas par 4 chemins, non le film n’est pas bon. Il ressemble même à une réunion de stars venue cachetonner ou rendre service aux 2 réalisateurs dans le cas présent. Mais, d’un autre côté, je pense que rien ne vous prépare vraiment à voir Bruce Willis faire du skate à poil, se mettre un pistolet dans le cul ou bien être poursuivie par une armée de prostituées masculines. Dire que Once upon a Time in Venice est totalement en roue libre est un euphemisme. Le film part dans tous les sens, n’arrive jamais vraiment à accomplir quelque chose et se termine de la façon la plus wtf qui soit. Et pourtant bizarrement on en vient presque à avoir une certaine sympathie que l’on a du mal à s’expliquer pour l’ensemble. Bruce Willis et John Goodman qui dans ce film n’ont jamais eu l’air aussi vieux semblent être tout simplement au bout du bout de ce qu’ils peuvent supporter de faire pour payer les impôts. Ils n’en ont rien à faire, mais tente pourtant de donner le change. Et c’est vrai que malheureusement le scénario de Once upon a Time in Venice ne fait pas grand-chose pour les aider. Bruce Willis en détective privé, cela n’est pas incroyable, mais le point pénible de l’histoire est de voir combien les scénaristes tentent de parodier/copier Tarantino et son style de dialogues ou son amour pour les histoires à tiroirs. En surface Once upon a Time in Venice fait illusion, mais c’est lorsque l’on y regarde de plus près que la chose commence à poser problème.

Oui, Jason Momoa en dealer est bizarrement drôle, oui le degré de WTF de l’ensemble amuse, mais est-ce suffisant pour faire un bon film ? La réponse est non malheureusement. La réalisation de Once upon a Time in Venice est à l’avenant enchaînant les séquences avec une myriade de personnages qui ont du mal remis en perspective à créer un ensemble cohérent. C’est la faiblesse du script, ce patchwork amusant mais bordélique ne fonctionne jamais complètement. On regarde la chose en souriant au début, puis très vite on se demande ce qui se passe, on se pose la question suivante « suis-je en pleine descente ? ». Bruce Willis est l’acteur type qui tout comme Nicholas Cage enchaîne depuis des années les mauvais films, on n’attend plus rien de lui et je crois dans le fond que même lui n’attend plus rien du système. Mais dans ce rôle d’un privé prêt à tout pour retrouver son chien et regagner la maison de ses parents, il y a pour une fois presque quelque chose de sympathique dans son personnage. Un détail qui n’était plus arriver depuis quelques temps déjà. C’est une bien maigre consolation j’en conviens. Alors est-ce que Once upon a Time in Venice est un film qui mérite le détour ? La partie logique de mon cerveau est tenter de dire non, mais vu qu’elle n’écoute jamais la douce voix du pervers cinéma qui sommeille en moi, j’ai une vague envie de dire que si l’idée de voir Bruce Willis ne plus avoir rien à foutre de rien s’amuser dans un sous Tarantino, réalisé en roue libre et écrit de la même façon vous tente, alors oui, Once upon a Time in Venice est définitivement pour vous.

 

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