Critiques de films Films américains

Officer Downe, Flic ou Zombie cheap produit par Mark Neveldine…

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Officer Dawne rentre dans cette catégorie des films que personne ne verra ou ne devrait voir à juste titre en fait. Ce qui peut vous amenez du coup à vous demander pourquoi je regarde la dite chose alors ? Peut-être par sadomasochisme cinéphilique, par l’envie perverse de tester mes limites dans le pandémonium du 7e art bis. Tout cela pour dire que oui, comme vous le comprenez a tout sauf demi-mot, Officer Downe est tout sauf bon, il n’a pour ainsi dire d’un point de vue cinématographique pas le moindre intérêt. De quoi parle la chose ? D’un flic appartenant à une division secrète de la police qui ne peut mourir vu que dès que cela arrive, on le ressuscite sans cesse grâce à l’aide d’une armée de malades aux pouvoirs de télékinésies enfermé dans le sous-sol du commissariat central. Bon jusque-là vous allez me dire que vous êtes en passe de faire un AVC face à la chose, mais cela s’améliore… encore un peu. Officer Downe étant l’adaptation d’un comics, le réalisateur donne donc à fond dans le second degré pour garnir l’écosystème du film. Un syndicat de gangsters qui sont des animaux mutants, une armée de bonnes sœurs un peu SM et psychopathes et un assassin ninja mythique… qui est en fait un grand black se faisant appeler Grand Master Flash… Habillé en combi de ski ou presque et parlant chinois ou anglais avec un effet de désynchronisations pour rendre hommage aux vieux films d’antan. Oui, Officer Downe n’a pas la moindre intention de faire dans la finesse. Cela en devient même pénible.

Réalisé par Shawn Crahan et produit par Mark Neveldine, Officer Downe souffre du syndrome Crank à tous les étages. L’ennui est qu’ici, il n’y a pas Jason Statham dans les parages pour a minima faire passer la pilule. Filmé en dépit du bon sens et ne possédant en bout de course pas le moindre scénario, Officer Downe se contente d’empiler les fusillades, les moments d’introspections pénibles et de faire défiler le compteur d’orgasme que le héros procure à sa « compagne » régulière. Encore une fois, ami de la finesse, il faudra passer votre chemin car elle ne réside pas ici. C’est d’ailleurs bien le souci numéro 1 de ce film, il s’inscrit dans une lignée de ces films fait pour la VOD ou se cachant dans le costume trop grand pour eux du second degré. Et qui sous prétexte de ce dernier pense que le spectateur gobera tout sans rien dire. Le comics n’étant pas connu en France, je doute que l’on puisse voir ce film ailleurs que dans les festivals (ce qui n’est pas une catastrophe) et l’on en vient du coup à se demander si une fois de plus, la présence de Mark Neveldine dans l’équipe de production ne montre pas à quel point ce type était une arnaque sur patte. Son style est présent du début à la fin. J’entends par là dans sa façon de filmer en dépit du bon sens en pensant que la chose aura l’air cool. C’est bien souvent cheap, pénible et incroyablement vulgaire sans le moindre second degré pour rattraper la chose. Fut une époque où ce genre de séries B me faisait rire. Aujourd’hui, il m’ennuie et Officer Downe dans son genre est au plus profond du gouffre creusé par l’ennui que me provoque ce genre de film… À éviter.

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