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No Escape-John Erick Dowdle-Critique du film

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Owen Wilson en star de film d’action…le simple fait de remettre cela sur la table ramène des souvenirs de tristes mémoires comme Behind Enemy Lines. Un film idiot sur le fond et la forme et où Owen Wilson faisait tout ce qu’il pouvait pour exister et ne pas couler avec le reste du film. Et bien vous savez quoi ? No escape est exactement du même calibre. Le genre de long métrage sortant d’une autre époque, fait en pilote automatique et qui à mon humble avis n’aurait jamais dû dépasser la case de la VOD. Mais vu que les voix du cinéma sont pour le moins particulières, voici que le film se retrouve sur nos écrans. Et même si le titre se nomme No Escape en VO, il y a pourtant des alternatives possibles. Votre vie n’est pas forcément aussi mal écrite que le scénario donc je pense que vous pouvez en trouver une…comme aller voir un autre film. Mais dans l’optique où pris d’une fièvre nihiliste votre intention serait malgré tout d’aller voir ce film pour rendre hommage a la carrière d’action hero d’Owen Wilson, prenons donc le temps de faire un état des lieux post-mortem.

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L’origine du film tient dans le point de départ suivant, l’un des deux scénaristes est tombé en plein milieu d’un coup d’État en 2006 en thailande pendant ses vacances. Pain béni pour pondre un scénario dramatisant à l’extrême la situation et lui donnant des faux airs de direct to dvd sortant d’un vieux Hollywood Night. Et le vrai souci de No Escape apparaît bien au travers de ce fait. Le film est une succession exaspérante de clichés. Principalement d’ailleurs dans la façon dont les personnages de l’histoire sont mise en avant. Owen Wilson est-il crédible en action héro ? On a vu pire pour être honnête, mais entre les enfants qui donnent envie de distribuer des claques, le côté américain superstar pris au milieu d’un vilain pays de sauvages et des rôles secondaires pas passionnants pour deux sous, No Escape a soudain du mal a vraiment passionner. Mais bon, il faut être honnête, on savait dès le départ que la chose n’allait pas non plus être du Orson Welles, donc il est honnête de remettre les choses à sa juste place. Si le film avait pris le parti de ne rester qu’un film d’action basique, la médiocrité de l’ensemble n’aurait alors paru que standard au final. Mais, No escape a la très mauvaise idée de tenter d’expliquer en partie en mode politique pour les nuls, les tenants et aboutissants de ce conflit. C’est ici que le bât blesse. Il faut savoir garder sa place. Surtout quand au final lesdites explications arrivent comme un cheveu sur la soupe et donnent à cette dernière un goût un peu rance.

John Erick Dowdle ( Rec et Devil) livre un spectacle regardable en partie sur la forme et complètement vide de sens sur le fond. Les ressorts sur lesquels il s’appuie pour créer la tension, la comédie ou la peur sonnent la plupart du temps comme terriblement mécanique. Il n’y a pas grand-chose dans No Escape que vous n’avez pas déjà vu ailleurs et souvent en mieux.L’action est classique, les personnages secondaires relativement aussi mal écrits que dans n’importe quel Direct to vidéo et tout ce qui n’est pas américain dans le film semblent destiner a finir en chair a canons. Un choix assez radical qui finit par lasser au final. Avec plus de finitions et une meilleure balance entre question géopolitique et action, No Escape aurait pu être au minimum correct. Sous la forme actuelle, le film de John Erick Dowdle apparaît comme un gigantesque bordel où le réalisateur et les scénaristes ont eu l’intention de faire rentrer le maximum de choses en un minimum de temps. L’ennui est qu’au final comme un banal menu junk food, la chose est devenue totalement indigeste. Et c’est définitivement ce qu’est No Escape en bout de course.

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