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[News] Quand Joss Whedon pense que Lucy est un pas en avant…

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J’ai beau avoir de la sympathie pour Joss Whedon, parfois, j’ai du mal à comprendre certaines de ses positions. Oui le féminisme dans le cinéma américain et principalement dans le domaine des super héros est un problème. Le domaine manque de femmes fortes qui ne soit pas réduites au stade de figurantes ou passe-plat de luxe. Mais partir en croisade sur ce sujet demande à préparer son argumentaire et c’est alors que Joss Whedon sort la carte Lucy. Pour rappel, Scarlett Johanson est l’actrice de Black Widow dans les deux volets des Avengers que Joss Whedon a mise en boite. Une amie en gros, mais est-ce suffisant pour dire une ânerie de ce genre ?

Lucy was a huge step, in a way. Because it was such a massive hit, and because Scarlett [Johansson] is amazing in it. Her in the first 40 minutes of that movie is just — she’s giving a powerhouse, emotional performance as a terrified and evolving person. It’s not just, ‘Oh, we’re going to pay lip service to this idea, and then get to the endless ass-kicking.’ It really is a character piece. She’s what you’re looking at the whole time. I mean, [she and I] don’t even talk about movies, and I had to tell her how great she was. So to deal from that place, instead of just ‘here’s a genre idea that will sell toys,’ is dynamite.

Alors oui d’une certaine façon ( purement économique, il a raison…) le succès du film peut effectivement tendre à montrer à certains dirigeants de studios que les femmes sont tout aussi badass que les mecs à l’écran. Certes, mais le problème à mes yeux est que si cela s’accompagne de scénarios tout aussi pauvre et de performance en pilotage automatique peut-on vraiment parler d’avancé. Lucy est un coup de poker qui est devenu un hold-up. Personne ne l’avait prévue et d’une certaine façon tant mieux pour Besson et Europa. Mais là où il faut raison garder, est que dans la façon dont Lucy est mise en scène ou narrativement parlant la notion même de féminité est interchangeable. Cela aura très bien pu être un homme à la place et le film aurait pu avoir pour nom Adam. Les ficelles narratives du script sont grosses et reposant sur du cliché. Lucy n’est pas une avancée, c’est une stagnation du genre s’accompagnant d’un changement de sexe au passage pour faire illusion.

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