Les news

[News] Les réalisateurs et le jeu de la promo…

Dans la masse de réalisateurs que j’ai eu la chance de rencontrer via mes petits voyages numériques je garde le souvenir de certains de la nouvelle génération dont la passion est assez communicative. Louis Letterier, Fred Cavayé, Jerome Salle. Flirtant avec le film de genre, blockbuster ou cinéma à l’américaine, ils ont tous une particularité basique, mais au combien vital pour donner envie, ils aiment ce média. Cela se sent quand ils parlent de ce qu’ils font, des hauts et des bas de leurs films et surtout quand ils se lancent dans un exercice pour le moins périlleux : celui de rencontrer le public. Encore pire, celui des blogueurs ciné. Je ne pars en croisade ou critique et je me jette dans le lot, nous dirons que ce n’est pas toujours simple de dealer correctement avec ce petit monde. Pourtant dans les 3 cités plus haut, je me souviens toujours d’une certaine forme d’aisance dans la façon de compter le récit de la création de leur film. Bien souvent, la barrière qui s’établit entre les journalistes/blogueurs ciné et les réalisateurs pour x ou y raisons est incapacitante au dernier degré. Soit, car ils ont peur ou plus basiquement que le public en face n’aborde pas la chose toujours avec des gants de soie. Ce qui aboutit a des situations sortant du cadre de la promo habituelle et où d’un côté comme de l’autre, la sortie de route est facile. D’un point de vue marketing et purement communication, c’est bien souvent sur ces rencontres qu’un réalisateur joue son va-tout ou plutôt son bonus conviction. Convaincre la foule de sa passion, se placer au même niveau sans calculs visibles et partager. Le mot est là, tout bête et au final si important. De nos jours, le cinéma et surtout dans mon écosystème ( un peu loin du vrai grand public j’avoue) se joue sur ses petites choses. C’est simple et complexe à la fois, c’est un coup de poker sans failles et pourtant avec des ornières, mais quand cela marche, la mise est assez réjouissante. Pour la simple et bonne raison que cela amplifie la relation du spectateur avec ce réalisateur sur le long terme. Kevin Spacey dans House of Cards dirait que le cinéma et sa communication ne sont pas si loin de celle de la politique. L’empathie est le nerf de la guerre. Dans le cas de ces 3 réalisateurs de rencontres en rencontres, je dois bien admettre qu’elle ne baisse pas.

b861157c522211e382810ee93d32a936_8Jerome Salle lors de sa rencontre chez Pathé pour la projection de Zulu avec son scénariste et monteur.

No Comments

Leave a Reply