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Mr Mercedes, l’adaptation miracle au format TV de Stephen King.

Ce n’est jamais évident d’avoir pleinement confiance à la Tv ou au cinéma quand on arrive devant une adaptation de l’œuvre de Stephen King. Auteur dantesque sur papier, il n’a pas eu toujours la chance de tomber sur un réalisateur lui rendant les honneurs qu’il mérite. Du coup que fallait-il attendre de ce Mr Mercedes ? On aurait pu dire rien…et l’on aurait eu tout simplement tort pour une seule et unique raison, ce pilote est tout simplement brillant et quand je dis cela, je pèse encore mes mots. Mr Mercedes dans le domaine du livre est le premier volet d’une trilogie autour de Bill Hodges le héros, flic à la retraite et son nemesis si particulier… Bill Hodges, un flic à la retraite, est mis au défi par un criminel de reprendre une vieille affaire non résolue qui l’a toujours tracassé : un chauffard au volant d’une Mercedes volée avait causé un massacre, deux ans plus tôt, en tuant délibérément pas moins de seize personnes. Un dangereux jeu du chat et de la souris s’installe entre le vieil enquêteur et l’assassin… Tout ceux qui ont lu le premier roman se souviendront de son introduction pour le moins marquante. En effet, l’introduction du tueur se fait au travers d’une action d’une violence totalement insoutenable. Et vous savez quoi ? Chose surprenante, la série ne joue pas le moins du monde la carte du petit bras en diluant cette violence. Bien au contraire. En à peine 50 minutes et au-delà de la violence monstrueuse de cette intro le pilote de la série réussit l’exploit d’être l’adaptation la plus intelligente et fidèle de l’œuvre de Stephen King. Ce qui n’est pas un mince exploit.

Pas tout à fait 50 minutes pour transformer un épisode d’exposition présentant chacun des personnages en un monument de tension et de talent de mise en scène. Au-delà du charisme animale de Brendan Gleeson dans le rôle titre, de l’aura ultra-malsaine d’Harry Treadway dans le rôle de l’assassin…la série brille par sa maîtrise entre montée en puissance et contrôle sans temps mort de la menace qui se met en place. Mr Mercedes possède un seul et unique problème, celui de savoir si la série va se limiter à adapter sur plusieurs saisons le 1er livre, ou bien s’il prendra le risque d’adapter les deux autres ou bien s’en éloigner. Le premier choix pourrait entrer en contradiction avec la tonalité très « low profile » de ce pilote. Jeu du chat et de la souris entre un flic à la retraite et un psychopathe incarnation du mal absolu, Mr Mercedes est prometteur et pourrait sans le moindre mal se ranger dans la foulée de Dead Zone version TV. Une œuvre comprenant à merveille l’œuvre de base, lui restant en partie fidèle, mais réussissant sans le moindre mal sur la longueur à s’en éloigner pour créer quelques choses de différents. C’est tout le mal que l’on souhaite à cette série tant loin de la masse de production inodore que l’on peut retrouver dans ce domaine, Mr Mercedes arrive à poser des bases solides. Mais surtout redonne à nouveau espoirs aux fans de Stephen King en démontrant qu’il existe encore des gens à Hollywood capable de ne pas oublier le visage de leur père. Comprendra qui pourra…

Et pour les plus curieux ( spoilers inside) un article intéressant sur les changements entre la série et les livres.  Lien vers l’article

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