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Misery, Stephen King arrive sur les planches du Théâtre Hébertot

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Misery, Stephen King arrive sur les planches du Théâtre Hébertot et le résultat s’avère bien plus surprenant que prévu. La mission n’était pas si impossible que cela à remplir.

Misery, la simple évocation du nom sonne comme une douce mélodie dans l’oreille des fans de Stephen King. J’ai grandi avec le roman et l’adaptation cinéma, mais s’il y avait bien un endroit où je n’avais pas encore vu du King, c’était bien au théâtre. Et l’idée de voir Misery huis clos psychologique monté sur scène me laissait perplexe. Maintenant que le mystère est derrière moi et que j’ai vu cette version française, je peux balayer ces doutes d’un revers de main. À la fois différente dans sa structure un peu plus compactée pour les besoins de la scène, mais tout aussi intense dans le fond, ce Misery est une belle adition à la galaxie des diverses déclinaisons des œuvres de Stephen King. Et pour ceux qui se demandent comment il était même imaginable de passer après le casting US du film, la réponse tient en 2 noms : Myriam Boyer et Francis Lombrail. Psychologiquement instable pour l’une et se terrant dans un humour et cynisme du désespoir pour l’autre, les deux acteurs capturent à merveilles l’essence même de ce qui fait la richesse de cette œuvre.

Le fait que l’on connaisse plus ou moins le déroulé de l’histoire permet de pallier à la restructuration du récit et de se concentrer sur l’essentiel. La lente descente dans la folie d’Annie Wilkes et la tentative de survie de Paul Sheldon face à elle. La perversité de la relation entre les deux personnages fait le cœur du récit et l’on oscille toujours autant sur un sentiment bizarre face à Annie Wilkes qu’incarne la formidable Myriam Boyer. À la fois psychotique et presque attachante dans sa solitude, elle donne plusieurs facettes à son héroïne. Nous poussant à nous ranger dans l’ombre de Paul Sheldon qu’incarne Francis Lombrail, qui est le plus pervers des deux, le vrai fou ou le manipulateur sadique qui le devient par défaut pour survivre. Étude de caractère sans gants et réflexion sur le pouvoir de la plume qu’ont les écrivains et l’impact qu’ils ont dans nos vies. Misery sur scène de loin peut sembler différent de l’original et pourtant plus on s’en rapproche plus on se rend compte combien la mise en scène ou l’interprétation en capture l’essence même. Moins frontal sur la forme, mais tout aussi pervers sur le fond, une belle surprise et une adaptation qui ne fait pas honte à ses origines. A voir !

A partir du 19 septembre, le Théâtre Hébertot accueille « Misery », une pièce adaptée du roman de Stephen King, avec Myriam Boyer et Francis Lombrail. « Misery » est une pièce de William Goldman d’après le roman de Stephen King paru en 1987, et qui a été adaptée en français par Viktor Lazlo. Misery met en scène Paul Sheldon, un écrivain à succès, qui décide de réorienter sa carrière et, en conséquence, fait mourir l’héroïne de sa série à succès « Misery ». A la suite d’un accident, il est recueilli par Annie Wilkes, une fan qui se révèle psychopathe et l’oblige à écrire un livre dans lequel il « ressuscite » son héroïne. Peu à peu le huis-clos tourne à la menace mortelle pour l’écrivain qui cherche toutes les solutions pour échapper à sa tortionnaire. Myriam Boyer est avec Francis Lombrail l’interprète de « Misery » d’après le roman de Stephen King mis en scène par Daniel Benoin. L’histoire d’un écrivain célèbre séquestré par une fan psychopathe. Une pièce intense, servie par deux comédiens exceptionnels.

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