Critiques de films Films américains

Message From The King, revenge movie carré et trop classique…

En provenance de Cape Town, Jacob King débarque à Los Angeles à la recherche de sa sœur disparue.
Avec un billet retour pour l’Afrique du Sud sept jours plus tard, et 600 dollars en poche.
Au bout de 24 heures, il découvre que sa sœur est morte dans des circonstances étranges…

Message From The King rentrait dans la case des films que j’attendais avec une certaine curiosité. Les revenge movie deviennent de plus en plus rare et peu sont de bonnes qualités. Je voulais donc du coup y croire et me dire que Fabrice Du Welz allait réussir à me surprendre. La vérité est tout autre. Il faut être honnête, Message From The King n’est pas un mauvais film, loin de là même. La réalisation est bonne, le casting l’est aussi mais quelque chose en plein parcours a du mal à prendre. Pris dans les affres d’un rythme lancinant, le film de Fabrice Du Welz finit bizarrement par avoir une aura contemplative, lancinante avec un héros errant dans une ville le dépassant et presque tentaculaire. Certes, c’est un parti pris de réalisation respectable et je n’ai pas de griefs particuliers sur le sujet. Le seul hic est que pris sous les habits d’un revenge movie on s’attend à ce que l’histoire nous plonge dans un véritable bain de nervosité, de violence et de tensions qui dans le fond finissent par nous emporter. Et ce n’est jamais vraiment le cas. On traverse le film avec une forme de nonchalance et les accès de violence du personnage principal n’ont jamais vraiment l’effet attendu. C’est ce qui rend au final le film de Fabrice Du Welz aussi particulier.

Prenons les choses sous un autre angle et en mettant en avant l’angle du contre-pied. Si l’on se base uniquement sur une attente classique en l’occurrence la mienne, il aurait été logique de croire que Fabrice Du Welz allait dynamiter le genre avec Message From The King. Il ne le fait jamais véritablement, car au-delà d’un bon casting et d’une réalisation propre, la vraie faiblesse du film est son script qui dans le fond enchaîne les mises en avant de personnages avec du potentiel sans pour autant jamais les développer suffisamment pour exister. Alfred Molina, Luke Evans ou Teresa Palmer en sont de bons exemples. Tout comme Chadwick Boseman. Le charisme de l’acteur est présent dans chacun des plans où il envahit l’écran, mais là encore et ce n’est pas le final qui rehausse l’admiration que l’on a pour lui quelque chose ne prend pas. Se plaçant dans la lignée du personnage de Ryan Gosling dans Drive en héros mutique et ultra-violent, il n’en possède pas pour autant la profondeur. Là où le personnage de Gosling avait au final quelque chose d’iconique, celui de Chadwick Boseman au final reste très standard. Tout comme les autres membres du casting. On ne peut dans le fond que ressortir un poil frustré de l’expérience. Toutes les pièces étaient là et le rendu final surprend par sa retenue. Un peu comme si les producteurs du film avaient eu le désir massif de contenir la bête dormant à l’intérieur de Fabrice Du Welz. Du coup d’une certaine manière le rapprochement qui s’opère entre lui et son personnage principal n’en devient que plus flagrant. Message From The King reste une expérience tout à fait regardable et honnête, mais dans le genre revenge movie assumant pleinement son statut old school et parfois border line, on est très loin du DeatH Sentence de James Wan et c’est dommage. Vu qu’il y avait matière à égaler la bête.

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