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Mechanic Ressurection, l’étron sous la chaussure de Jason Statham

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Arthur Bishop pensait qu’il avait mis son passé de tueur à gages derrière lui. Il coule maintenant des jours heureux avec sa compagne dans l’anonymat. Mais quand son plus redoutable ennemi enlève sa femme, il est obligé de parcourir le monde pour remplir trois assassinats impossibles. Et comme toujours, il doit faire en sorte que ses exécutions ressemblent à des accidents. Une course contre la montre sans relâche s’engage.

D’habitude, j’aime bien Jason Statham. C’est un peu le Dwayne Johnson british, j’ai tendance à tout lui pardonner. Enfin presque tout. Le premier Mechanic était une série B des plus correctes. Pas révolutionnaire, mais doté d’une bonne réal et d’un casting solide. On se mettait alors à croire que le second volet de cette saga allait suivre la même route. On pouvait espérer… et bien la réponse est un grand non. Un violent même. Mechanic Ressurection est la quintessence du cachetonnage. Le genre de film où le scénariste se moque de ce qu’il écrit, le monteur fait ce qu’il peut pour sauver les meubles, le réal boit des mojitos et les acteurs se demandent ce qu’ils foutent dans ce merdier. On a plus ou moins de la peine pour le casting d’ailleurs, Jason Statham en tête qui mérite bien mieux d’ailleurs. Oui, Mechanic Ressurection est un foutoir sans nom, le genre de ceux qui dérangent et laisse perplexe. L’impression tenace que l’on a en regardant ce film est que rien n’a vraiment de sens. J’entends par là que la romance entre Jessica Alba et Jason Statham est ridicule, le méchant du film est con à s’en damner, et la structure même du film frôle l’insulte permanente à l’intelligence.

Mais il y a encore mieux, il y a Tommy Lee Jones qui arrive pour un rôle digne de ce qu’est devenu désormais la carrière de Bruce Willis, dix minutes de présences, aucune intensité, aucune passion… rien, juste un ennui profond lisible sur son visage. Il existe des tonnes de séries B sans budget, mais qui font au minimum l’effort de se renouveler. D’amener quelque chose de neuf sur le devant de la scène pour que le public passe un bon moment. Mechanic Ressurection n’est définitivement pas dans cette catégorie. On touche au néant, l’envie de prendre l’argent le plus rapidement possible et de passer à autre chose en espérant que le public oubliera vite est palpable. Tout le monde se fout de l’avenir ou de l’intérêt de ce film et ce dès le début. C’est une vision des choses assez particulière en termes de production et le moins que l’on puisse dire est que si le but final était de faire de la merde, alors il faut bien reconnaître que c’est un énorme succès. A éviter…

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