Critiques de films Films américains

Max Steel, un héros de plus au pays des navets…

Max Steel le film est une de ses curiosités comme seule Hollywood à la gentillesse de nous offrir en pature. Coupons le suspens immédiatement, est-ce que le film est bon ? Non, est-ce que c’est une ignominie ? Ne serait-ce que pour la prestation nanardesque d’Andy Garcia dans ce film j’ai envie de dire non. Car d’un coup d’un seul, Max Steel devient une sorte de petit joyau ringard qui sous l’emprise d’une substance alcoolisée pourrait presque être drôle. Car malheureusement si vous êtes sobre, la chose va être un tout petit peu difficile à digérer. Comment définir de la façon la plus simple qui soit Max Steel ? Hummm, on peut dire qu’il s’agit en fait de Dawson Creek au pays des Power Rangers, oui la vieille série en carton. Mélangeant bastons contre gros monstre (enfin pas trop, question de budget…) et romance imbuvables entre ados, la chose prend forme sous nos yeux de la façon la plus bizarre qui soit. Le vrai point bizarre concernant Max Steel est qu’en comparaison de beaucoup d’autres adaptations du même genre, la chose réussit à faire en sorte que même si son budget n’est pas énorme l’ensemble visuellement n’est pas des plus honteux. Par contre on ne peut malheureusement pas en dire autant concernant le scénario. Et là même en montrant un véritable surplus de clémence cela va être compliqué.

Mattel avec Max Steel dont la licence qui hors cinéma fonctionne correctement espérait recréer le succès d’Hasbro avec les Transformers. Le problème est que la différence de budget entre les deux sagas cinématographiques ne permet pas le moins du monde à Max Steel de rivaliser avec la franchise de Michael Bay. Conscient de sa faiblesse, Mattel la joue profil bas et tente de développer une origin story en mode mineur. Malheureusement la chose finit par manquer de souffle assez rapidement et bien que l’illusion réussisse à prendre sur plus de la moitié du récit, c’est dès le moment où Andy Garcia arrive dans l’histoire que tout s’écroule. Inutile de se creuser la tête quant à la nature du personnage, le scénario ne cherche même pas à créer du suspens. Andy Garcia bon acteur au demeurant semble malheureusement conscient de ce détail et l’accepte sans le moindre mal cachetonnant du début à la fin. Personne dans le casting à l’exception du héros ne semble vraiment y croire. Ce qui donne naissance à quelque chose d’assez paradoxale… un jeune acteur sans charisme qui se donne à fond au milieu d’une cohorte d’acteurs semblant lui dire à chaque instant de ne pas en faire autant. On se prendrait presque de sympathie pour lui… enfin jusqu’à ce que le final arrive et que dans un grand moment de lâcher prise Andy Garcia décide d’achever le film. Dire que le final du film est nanardesque est un euphémisme. On est bien au-delà de cette simple notion et c’est presque d’une certaine manière ce qui rend la chose presque sympathique.

Max Steel n’est donc pas un chef-d’œuvre, juste un ovni bizarre abandonné sur le coin de la route par ses propres producteurs. Conscient visiblement de l’ensemble des faiblesses de l’édifice, ils n’ont pas voulu faire que le jeune projet affronte les violences d’une grande sortie. C’est charitable de leur part dirons-nous. Mais, la chose qui aurait pu l’être encore plus aurait été de donner le projet à quelqu’un qui en avait vraiment quelque chose à faire dès le départ. Une personne qui même avec un budget minime aurait eu l’envie de faire un spectacle décent. Dans sa forme actuelle, Max Steel est tout sauf cela. C’est un gentil navet aux finitions presque trop propres pour ce qu’il est. À voir si vous avez du temps à perdre…

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