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L’ultra partage, le cancer des réseaux sociaux?

Tout à l’heure en écoutant un podcast sur le sujet des blogs et en entendant certains faits dits en son sein, une vieille question est revenue dans ma tête, celle sur le concept de durée dans ce petit monde. A notre époque la multiplication des réseaux fait que l’on doit partager, partager encore et encore. Mettre en scène, même si l’on n’a rien à dire. Et même si j’ai parfois tenter de m’engager dans cette voie (on le fait tous en étant sur twitter), je me sens parfois complètement hermétique face à ce que je vois dans mes flux, facebook, Ig ou twitter. Je me dis parfois que je suis un dinosaure, je ne me prends jamais en photo et je déteste qu’on le fasse. Je ne passe pas mon temps à raconter ou mettre en scène mon existence. Je parle juste de ciné et je fais des photos. Dans le premier cas, c’est un plaisir perso sans vrai contrainte, dans le second une passion que j’essaye de faire partager via IG. Mais dans les deux cas avec le temps qui passe j’ai encore et toujours cette vague impression persistente de ne pas avoir le mojo ou la simple envie de raccorder au train. Parler de soi pour exister, créer du contenu sur soi pour que l’on regarde son existence, le faire au 1er degré ou en s’inventant un personnage. Dans un cas comme dans l’autre, j’avoue qu’avec le temps ou juste l’âge, je finis par trouver cela triste. Je ne suis pas addict aux selfies, ce qui m’enlève déjà pas mal de point de vie sur snapchat ou Ig. Je déteste ma voix donc j’ai tendance a peu parler, traîner les gens là où je vais même dans les endroits les plus insignifiants en faisant croire que c’est génial m’ennuie. Blasé ou juste vieux ? Je ne sais pas, je ne sais plus trop. On dira que mon cœur balance. Mais avec cette nouvelle génération, ou plutôt évolution constante des canaux de partage sur les réseaux sociaux, je regarde de plus en plus les choses avec distance.

L’ultra-abondance de partage est aussi addictif que triste dans le fond vu que la plupart du temps et dans une grande majorité (sur le contenu éphémère) cela n’a pas le moindre intérêt dans le fond. On regarde cela comme on bouffe de la Junk-food, cela disparaît et l’on attend la prochaine évolution de cholestérol numérique. Le public des réseaux sociaux me fait souvent penser à un Homer Simpson devant une boîte de Donuts, on sait que c’est mauvais, mais l’on est addict, on attend le fix du jour. On développe des contacts, on se lance dans le grand bain du mimétisme pour suivre la danse… et au final on alimente ce grand fleuve drainant tout et n’importe quoi. Un fleuve par temps de pluie ne drague pas autant de déchets et pourtant les réseaux sociaux le font. Dans la vie de tous les jours personne ne se jetterait volontairement dans ce genre merdier. Du coup, je reste perplexe devant cette nécessité quasi maladive de continuer d’alimenter le flux. Je le fais dans une moindre mesure… et encore, je ne me montre que rarement pour ainsi dire jamais. Ce qui fait de moi quelqu’un de fondamentalement incompatible avec cette maladie numérique. Ce qui parfois me pousse à me demander ce que je continue de foutre dans ce bazar.

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2 Comments

  • Reply
    ed
    juillet 3, 2017 at 11:17

    Intéressant ton article, après les gens ont plus ou moins le temps de le faire. Quand tu bosses à plein temps, il reste peu de temps pour ce genre de choses superflues, et celà devient surement moins addictif que quelqu’un qui a des heures à y consacrer. Le problème c’est l’affut d’infos, tu dois avoir 1% de trucs intéressants mais pour le trouver il faut trier.

    • Reply
      Chandleyr
      juillet 4, 2017 at 11:45

      @ed: effectivement quand tu regardes certains gros producteurs de contenus dans ce milieu c’est un job a plein temps. Souvent pour ne pas dire grand chose d’intéressant. L’addiction à la vie des autres plutôt que de se faire la sienne est assez impressionnante. Après je semble critiquer, mais je suis comme tout le monde, je mate des tonnes de stories qui dans le fond n’ont pas d’intérêts, juste pour tuer le temps. Après j’avoue, l’idée de sauter le pas et de me mettre en scène pour rentrer dans cette grande zumba numérique me laisse de marbre. Comme disait Murtaugh…je suis trop vieux pour ses conneries.

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