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Lost in The Pacific, la nouvelle définition du nanar ultime…

Lost in the Pacific rentre dans cette catégorie de films où l’on finit par avoir du mal à trouver des mots pour expliquer l’immensité de la débacle qui se joue devant nos yeux. Allez, autant être honnête, il s’agit sans le moindre doute d’un des pires films que j’ai vu depuis au minimum 5 ans. C’est bien simple, il n’y a rien qui fonctionne… et quand je dis rien, c’est encore au-dessous de la vérité. Lost in the Pacific est une catastrophe ambulante accumulant les incohérences et les choix de réalisations tenant de la blague la plupart du temps gênante. Et au milieu de tout ce foutoir, on retrouve Brandon Routh, celui qui a une époque fut Superman chez Bryan Singer avant de disparaître et revenir en grâce via la série « Legends of Tomorrow ». On se demande d’ailleurs au-delà de l’appât du gain ce qui a pu le pousser à se lancer dans cette production chinoise au rabais. Tant cette dernière n’a rien à offrir. Que ce soit dans son casting, sa réalisation, ses effets spéciaux et accessoirement le plus important son scénario. Car, même si l’on aimerait le laisser dans la zone d’oubli qu’il mérite, il faut bien s’arrêter quelques secondes pour parler de ce truc incohérent qui sert de scénario à Lost in the Pacific.

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Mais il est où le scénario du film?

Alors pour faire simple… Le film tient autour du pitch suivant : Un pdg dont la compagnie est en difficulté financière mise sa survie sur son dernier projet, un avion de croisière grand luxe. Il organise pour cela un vol d’inauguration avec des vedettes et sponsors potentiels… et accessoirement son fils qu’il n’avait pas vu depuis 5 ans. Un problème moteur fait s’arrêter l’avion sur une île perdue… qui a été envahie par des chats mutants qui sont une arme du gouvernement tomber entre de mauvaises mains (oui je sais…), la situation dégénère et les cadavres commencent à pleuvoir… mais heureusement, on découvre que le cuisinier maladroit et rigolo de l’avion (Brandon Routh) est en fait un ex Seals qui suite au trauma d’une opération ayant fini en carnage a décider de tout abandonner pour la cuisine (Oui je suis sérieux…). À partir de ce moment, histoire de rajouter une autre couche de douleur à la chose, le scénario rajoute deux personnages de mercenaires perdus sur l’île et massacrant des chats mutants. L’un d’eux d’ailleurs étant une version (parodie porno) de Wesker dans Resident Evil… Il faut beaucoup de patience et de courage pour finir ce film. La raison est simple, très vite et quand je dis cela, j’entends par là au bout d’a peine 20 minutes, tout le monde a compris que ce film ne sert à rien et plus personne ne fait le moindre effort.

Composé à moitié d’un casting d’acteurs chinois se forçant à parler anglais en phonétique, la chose tient du bad-trip permanent. Voir même de l’ascenseur émotionnelle vers l’enfer. C’est rare de voir un film qui assume pleinement sa nullité et semble vous faire des doigts d’honneur en permanence. Une sorte d’Ovni incompréhensible, un délire nihiliste qui n’a pas le moindre sens et qui pourtant s’affiche à la face du monde. A vous de voir si vous avez le courage de repousser les limites de votre endurance, mais gardez en tête que cela reste du temps de vie que vous ne reverrez jamais. Il y a peut-être mieux à faire justement…

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