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Les rivières pourpres en version TV, retour sur le pilote.

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Les rivières pourpres en version Tv, cela pouvait tenir du projet casse-gueule et pourtant même si l’on est loin de l’univers hardcore des livres de Grangé, le résultat est très honnête.

Les rivières pourpres en version Tv était un projet dont je n’attendais pas forcément grand-chose. L’ambiance des romans de Jean Christophe Grangé sur le papier est une alchimie particulière oscillant entre le glauque et la violence. Difficile d’imaginer France 2 se lancer pleinement dans ces deux domaines pour du prime. Qu’en est-il au final de cette version Tv de l’adaptation du roman ? Et bien la première chose à savoir est que ce n’est pas une adaptation, certes cela porte le nom Les rivières pourpres, mais suit plutôt le commissaire Niemans dans de nouvelles aventures. Le pitch de la série donne bien le ton :

Suite à l’affaire de Guernon au milieu des années 2000, l’emblématique capitaine Pierre Niemans est muté à la tête de l’Office Central contre les Crimes de Sang (OCCS). Cette nouvelle unité traite des affaires les plus complexes, où les indices sont peu nombreux, et où les meurtres en série se doivent d’être résolus au plus vite. C’est au cours d’une mission particulièrement difficile que Niemans tombe par hasard sur sa meilleure élève et fille spirituelle, Camille Delaunay. Spécialistes du versant noir de l’âme humaine, duo explosif aux méthodes non moins originales, Niemans et Camille sont envoyés aux quatre coins de la France, dans des régions où les légendes, les paysages et les traditions, se mêlent à des meurtres compliqués, à des enquêtes toujours plus nerveuses et denses. Indépendants, efficaces, et d’un courage rare, ce tandem de choc se fond dans le décor, n’hésitant pas à dormir chez l’habitant pour mieux percer à jour leurs secrets. Aussi borderline l’un que l’autre, ils sont vifs, drôles, efficaces – et dangereux.

Et du coup vous allez me demander ce que donnent les deux premiers épisodes de la série ? Un résultat très proche et différent de ce que l’on peut aimer et attendre de Jean Christophe Grangé légèrement adouci pour la télévision. En termes de narrations par exemple, le pilote en deux parties développe des pistes et thématiques que l’on a l’habitude de voir dans les romans de Jean Christophe Grangé. Après un premier épisode long et lent à poser les bases, la série s’enflamme dans le second épisode. Amenant l’enquête vers un univers salement glauque, le hic est qu’elle cloture aussi vite les portes qu’elle ouvre obligé de finir cette enquête dès le 2e épisode. Et c’est ici d’une certaine manière que naît la frustration. Les thématiques qui se mettaient en place ainsi que l’univers salement glauque qui se dévoilait demandaient à être explorées et pris au piège d’une diffusion prévue pour du prime, tout cela passe à la trappe pour se concentrer sur l’humain et la relation entre Niemans et sa nouvelle partenaire. Ce que l’on perd sur un front on le gagne sur l’autre, mais l’absence de l’un empêche l’autre d’être apprécié à sa juste valeur.

On est devant du Jean Christophe Grangé aseptisé. C’est loin d’être honteux, c’est même tout à fait honnête, mais l’on se dit qu’en livre et en prenant le temps de développer l’historique de la secte et d’élever le mystère, il y avait de quoi faire quelque chose de très intéressant. La série semble vouloir aller vers de multiples enquêtes, alors que la solution aurait peut-être été de se consacrer à une seule et unique enquête le long de la saison. Au final, Les rivières pourpres version TV n’est pas désagréable et Olivier Marchal dans le rôle de Niemans amène les mêmes qualités d’ours que Jean Reno dans le film de Mathieu Kasosvitz. Ce qui est une bonne chose. Erika Sainte amène un peu de fraîcheur dans la dynamique du duo, plus humaine et moins caricaturale que n’avait pu l’être les partenaires masculins dans les versions cinéma. Un 2e bon point. D’un point de vue humain donc, la version Tv des rivières pourpres réussit un premier succès celui de rester fidèle à ce qui fait l’intérêt de ces personnages principaux. Si l’on aime les histoires de Jean Christophe Grangé et ses personnages pour le moins abimé, on ne sera pas déçu. On ne peut que regretter par contre la volonté de la jouer glauque et border line et de ne jamais pleinement assumer ensuite. Attendons de voir si la suite corrige le tir. Un presque bon démarrage.

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