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Les inséparables, Didier Bourdon et Valérie Karsenti sur scène

Les inséparables au Théâtre Hebertot, c’est l’occasion de découvrir sur scène Didier Bourdon et Valérie Karsenti dans des rôles touchants…

Les inséparables de Stephan Archinard et François Prévôt-Leygonie est une pièce à l’atmosphère très particulière. Une histoire d’amour minimaliste et pourtant diablement efficace autour d’une seule et unique famille sur plusieurs générations. Comment la vie des uns, leurs passions, défauts et petites lâchetés impacte celle de la génération qui suit. Le choix des thématiques semble large et c’est le cas. Mais ce qui surprend est de voir combien le couple vedette improbable au 1er regard réussit à merveille à donner vie à l’ensemble. Didier Bourdon et Valerie Karsenti. On pense d’emblée les inconnus ou scènes de ménage sur m6 et l’on oublie trop vite le potentiel qui est le leur quand il change de domaine. Et c’est le cas ici. Traitant d’amour comme de haine et surtout des non-dits qui rongent les familles de l’intérieur, Les inséparables de Stephan Archinard et François Prévôt-Leygonie installent avec talents une toile narrative en deux temps qui se referme assez vite sur le spectateur. On aurait pu se dire que l’idée de couper la pièce en deux timelines distinctes qui se croisent et où Didier Bourdon par exemple joue plusieurs membres de sa famille serait casse-gueule.

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La vérité est que l’on avait tort. La mise en place de la dramaturgie qui englobe l’histoire est solide et possède ce point particulier de parler au plus grand nombre. Les histoires de familles sont ce qu’elles sont… mais dans la plupart des cas, les fils rouges menant jusqu’au nœud du problème se répètent d’une famille. La haine, l’amour, les vieux secrets et j’en passe. La pièce puise dans tous ces cas de figure pour fortifier de minutes en minutes son propos et finir par toucher en plein cœur le spectateur. Force d’écriture et finesse du jeu d’acteur finissant d’emporter l’adhésion. L’humanité se dégageant de chacun des personnages que l’on retrouve ici est authentique. On rit autant que l’on grince des dents face à ce que disent ou subissent les personnages au gré de dispute, mais l’on se laisse emporter par les acteurs. Une troupe à l’unisson dans la justesse pour une pièce qui sait rester du début à la fin sur le fil des sentiments. Un très beau et bon moment de théâtre qui aurait le potentiel de se transformer en un très bon film s’il venait à sauter de la scène vers l’écran.

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Gabriel Orsini est un peintre renommé en pleine crise existentielle. Dans sa vie, tout fout le camp : faute d’inspiration, il ne peint plus depuis des lustres, malgré le soutien sans faille de Maxime, son fidèle galeriste. Il ne supporte plus sa compagne Célia, qu’il juge trop attentive. Il en veut aussi terriblement à Abel, son fils unique né d’un premier mariage désastreux, d’être devenu trader à New-York… suivant ainsi la voie de Samuel Orsini, le grand-père banquier de Gabriel. Né de père inconnu, et orphelin de mère, Gabriel a été élevé par Samuel, un grand-père austère et implacable, à qui il a toujours voué une haine sans limite. Or, à la veille de ses 50 ans, qu’il s’apprête à ne surtout pas fêter, Gabriel reçoit un cadeau inattendu de la part d’une mystérieuse inconnue : un magnifique duplex entre Montparnasse et Saint-Germain des Prés. Comme il passe la porte de cet atelier d’artiste hors du commun, Gabriel, accompagné de son galeriste Maxime et de son fils Abel, est aussitôt ébloui par la lumière. Mais ce qu’il ignore encore, c’est que cette lumière vient de son passé et qu’il s’apprête à remonter le temps…

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