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Le Labyrinthe : le remède mortel, fin poussive du voyage.

Le Labyrinthe : le remède mortel est-il l’incarnation parfaite du « beaucoup de bruits pour rien »? on peut se poser la question après ce dernier volet…

Le Labyrinthe : le remède mortel était un film que j’attendais avec une certaine curiosité. 3e volet de la saga Maze Runner et après un 1er volet moyen, un second plus solide mais classique on se demandait si tout allait se finir sur une note parfaite ? Et voilà qu’en plein milieu du tournage l’acteur principal a failli y passer suite à une cascade ratée. Le tournage fut arrêté pour plusieurs mois et comme beaucoup d’autres, j’avoue j’ai perdu le fil. Ou tout simplement je suis descendu en marche du train de la hype et du coup, il faut bien admettre que cela rend un peu difficile le retour dans la saga. Est-ce que Le Labyrinthe : le remède mortel est de mauvaise facture ? Pas vraiment, il est dans la lignée du second volet privilégiant malheureusement parfois la forme sur le fond. Reprenant l’aventure là où le second volet s’arrêtait, le pitch de ce 3e film donne le ton : Dans ce dernier volet de l’épopée LE LABYRINTHE, Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation WICKED. Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les Blocards qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du Labyrinthe.

Le Labyrinthe : le remède mortel

Maintenant en passant au-delà du simple plaisir de retrouver les héros de l’aventure, il est difficile de nier certains problèmes relatifs au scénario du film. Beaucoup pointaient déjà du doigt avec les deux précédents volets que le scénario du film prenait de grosses libertés par rapport au roman. Cela ne me dérange pas fondamentalement. Mais ici, la chose aboutit a une sorte de pot-pourri assez indigeste ou comme prévu certains personnages souffrent d’un sous-développement narratif assez fou ou tout simplement ne servent à rien. Ce qui fait que ces presque 2h30 de bruit et de fureurs que représente ce film a par moments une saveur assez particulière. Celle du bordel avec une légère sauce de vacuité. Oui le mot est là, car dans le fond c’est un peu ce que l’on ressent en finissant cette trilogie. D’un côté le plaisir de « finir » l’histoire avec ces héros est présent… mais de l’autre on garde en tête le vrai souci de cette saga au cinéma : son aspect confus. D’ailleurs la résolution emballée au forceps ne fait qu’appuyer dans ce sens. À part courir, se faire tirer dessus, voir des amis passer l’arme à gauche, la saga dans son intégralité peine à dire quelque chose de vraiment passionnant. C’est un défaut qui n’est pas qu’inhérent à cette trilogie , beaucoup d’autres films tirés de romans Young Adult sont du consommable avec une date de péremption assez rapprochée. Ce 3e film donne l’impression d’un final où tout le monde a donner le meilleur de soit pour rendre une copie propre ou rien ne déborde et rien de plus. Et c’est bien le souci…

Le Labyrinthe : le remède mortel
Le Labyrinthe : le remède mortel mis à la suite des deux autres volets et pris comme un tout manque cruellement d’âme. Les personnages sont présents, certains meilleures que d’autres, mais l’univers autour tout comme les enjeux vacillent sans cesse. Et a chaque coup de vents un peu trop fort, on continue encore et encore de voir que derrière le mur du décor, il y a du vide. Est-ce que l’on passe un mauvais moment en regardant ce volet final de la trilogie ? La réponse est non, mais l’absence de fond et d’une conclusion vraiment forte et non prévisible finit par rendre la fin du voyage frustrante. C’est ce qui est peut-être le pire. On se rend alors compte que l’on n’a ni envie de revenir sur les films ou de plonger dans les romans pour voir la différence. Tout comme beaucoup des acteurs, on se dit juste que le voyage est fini, que c’est tant mieux et que désormais on peut enfin passer à autre chose. Les films avec le label Young Adult souffrent de plus en plus des mêmes symptômes… une sorte de non prise au sérieux du public qu’ils ciblent. Il y a le haut du panier et les films abominables dans le genre et le plus frustrant avec ce dernier volet est qu’en termes de « production value » le film est plutôt en haut de la pile. Mais que pour le reste, il se contente assez mollement et proprement de remplir les cases de son cahier des charges. Cela aurait pu être bien pire. Mais aussi tellement plus épique et mémorable sur le long terme. Dommage.

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