Critiques de films Films américains

Le Cercle- Rings, produit inodore et sans âme…

Le Cercle- Rings… rien que dès la découverte du nom en version française, voir même du trailer… ou encore pire de l’affiche, j’aurais du me méfier. Mais comme je suis un sadomasochiste filmique, il fallait que je découvre par moi-même l’étendue de la catastrophe. Bizarrement je n’ai jamais eu peur devant les versions japonaises de la saga. Il aura fallu attendre les deux films US pour que je retrouve un intérêt dans l’histoire de Samara. Deux remakes loin d’être aussi mauvais que l’on puisse le dire et qui dans le cas de celui fait par Gore Verbinski était bien plus stressant que l’original (j’entends hurler les haterz). Alors du coup, j’avais un vague espoir que ce 3e volet puisse à minima me tenir éveiller. On ne va pas faire durer le suspense plus que de raison, j’avais tort. Le Cercle- Rings est la quintessence du film d’horreur américain hollywoodien typique qui endeuille le genre depuis bien trop longtemps. Qu’est-ce que j’entends par là ? Une réalisation transparente, des acteurs qui le sont tout autant, un scénario invitant sans relâche les personnages à se jeter dans la direction des choix les plus cons possible. Mais accessoirement et pire encore, jamais à un seul moment la galerie de personnages que nous propose le film ne va réussir à éveiller le moindre intérêt en nous. On voit venir les moindres ficelles que va tirer le scénariste des kilomètres à l’avance. Elle se partage le devant de l’affiche avec un paquet considérable d’incohérences. Le genre de celles qui rendent le voyage vers la fin du film pénible et terriblement long.

Le vrai gros défaut de Le Cercle- Rings est que comme beaucoup d’autres avant lui, il tente à outrance d’expliquer les origines d’un monstre. Et dans le cas présent, ce qui fait l’aura du monstre de Le Cercle- Rings est le mystère l’entourant. Ici, ce dernier est anéanti au profit d’un final complètement con où le twist digne d’un vieux DTV même pas drôle donne envie de maudire l’équipe de production. La logique qui se cache d’ailleurs derrière ce twist est tellement obscure ou idiote au-delà de faire vivre artificiellement la saga que l’on a vaguement envie d’insulter des gens. Le Cercle- Rings en effet ne prend même pas la peine d’innover recyclant des dizaines de plot-point vu dans toutes les filmographies des pires tacherons du genre. Mais surtout et c’est là le plus pénible dans le fond, ce film n’apporte strictement rien de plus face aux deux premiers films/remakes US fait au début des années 2000. Hollywood a de plus en plus besoin de produire des films d’horreurs conscients du fait que ces derniers sont bien souvent des très bonnes opérations financières. Malheureusement pour un ou deux passant entre les gouttes de la médiocrité, on se paye une avalanche de film comme Le Cercle- Rings et là, il ne nous reste que nos yeux pour pleurer devant la catastrophe qui s’abat sur nous. Inodore et surtout inutile, ce nouveau film s’oublie aussi vite qu’il se voit. Le scénario n’amène rien à la saga et bien que l’équipe de production fasse des pieds et des mains pour faire ressortir l’entité de Rings de l’oubli, on se dit que cela n’en valait vraiment pas la peine. Chose d’autant plus dommage que même si je ne suis pas le plus grand fan de la saga, je dois bien reconnaître que le potentiel existe. La version de Gore Verbinski était là pour le prouver. Mais dans ce cas précis, elle avait été mise entre les mains d’un réalisateur visionnaire. Et cela change tout… une absence dont le film souffre terriblement. A éviter…

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