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La pression et le blogueur, le duo le plus improductif…

la pression blogueur cinéma
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La pression, c’est une petite torture en vente libre que l’on s’applique chaque matin en regardant Google Analytics. Pour quoi au final? Bonne question?

La pression du blogueur. Cela peut sembler con dit ainsi et vraiment anecdotique en comparaison de 25 millions d’autres problèmes, mais parfois je me demande si dans le fond on n’est pas des sadomasochistes en puissance. Beaucoup pensent que blogueur comme youtubeur, c’est un truc de branleurs. On ne refera pas les idées préconçues, cela va avec le packaging. Mais une chose est certaine, si l’on plonge dans les entrailles de ce que c’est que de tenir un blog la chose est tout sauf un long fleuve tranquille. Et c’est encore pire quand on fait la chose en solo, d’où la recrudescence de teams. Dans le cas d’un blog ciné, cela devient difficile de faire du contenu exclusif sans y passer vraiment beaucoup de temps et de switcher sur la vidéo ou le podcast audio. Les gens lisent moins (alors pourquoi t’écris encore connard…), il faut changer le tempo et la forme pour accrocher le public. Et quand on n’a pas l’envie ou le temps de faire ce parcours du combattant, on va vers la facilité. La news. Et d’une certaine manière c’est peut-être tout sauf la meilleure solution. La news, l’info basique, la rumeur ou le trailer c’est cool comme un macdo un peu tiède. Cela se bouscule aux comptoirs pour en consommer sur le moment, mais 15 minutes plus tard, les gens voient la chose pour ce qu’elle est un truc froid un peu dégueu que l’on n’a même pas envie de voir s’écraser sur le bout de sa chaussure par accident. Et pourtant un peu comme un étudiant bossant en cuisine, on enchaîne, on produit.

la pression blogueur cinéma

Et le côté comique de la chose est que l’on entretient soi-même sa propre pression, on vit en grande partie tous des mêmes sources. Vient donc le moment de la sélection naturelle, ceux sachant traduire et récrire et ceux qui ne se prennent même pas la tête avec ce problème. Et une fois encore, on sait que ce carburant précieux de la news, va faire du chiffre. Les agences le savent, on le sait et on se tend la main l’un et l’autre pour passer le charbon. Le hic étant que bien entendu la pression encore et toujours repose en grande partie sur vos épaules et celle de personne d’autre. Travailleur volontaire et bien souvent bénévole, on finit par se demander combien de temps, il est possible de tenir la cadence. D’une part sans avoir envie de se tailler les veines et de deux de lasser le public. Car dans le fond on n’apporte rien de plus à l’échiquier de l’info cinéma en faisant cela. On multiplie encore un peu plus l’uniformisation du terrain. On se multiplie comme l’Agent Smith dans Matrix à l’infini et soudain en relevant la tête sous la pluie on tombe sur son reflet à l’infini. Une seule voix pour des centaines de corps. C’est aussi effrayant que vain et au passage que de pression du chiffre pour rien. Je ne dis pas que les vrais créateurs de contenus ne se mettent pas autant de pression si ce n’est plus, mais au moins en bout de course, ce qu’ils offrent au public est unique et d’une certaine manière cela n’a pas de prix…

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