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Kingsman: le cercle d’Or met une branlée a James Bond…

Kingsman avait été un véritable succès et comme beaucoup de fois à Hollywood on pouvait être certains qu’une suite allait voir le jour. C’est le cas aujourd’hui avec Kingsman: le cercle d’Or, toujours avec Matthew Vaughn aux commandes.

Kingsman 1er du nom était à l’époque une excellente surprise. Le genre de celle sortant de nulle part et que l’on prenait dans les dents sans broncher. Pire, on en redemandait et vu le succès du 1er film, le studio ainsi que Matthew Vaughn ont pris la bonne décision d’exaucer cette demande. Et voici que Kingsman : le cercle d’or arrive enfin sur nos écrans. Est-ce que la chose tient ses promesses ? La réponse est oui, même si la formule est un peu plus ou moins toujours la même. Un léger défaut qui en agacera certains et passera comme une lettre à la poste pour d’autres. Kingsman : le cercle d’or est la suite directe du 1er film, ce que ne laisse pas pourtant bien voir le pitch de ce second volet : KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois-pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux États-Unis. Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.


Kingsman 1er du nom avait été pour Matthew Vaughn l’occasion de s’aventurer dans le domaine de la comédie d’action parodiant James Bond, le challenge avait été réussi sans le moindre mal, mais l’on se demandait un peu comment il allait réussir son coup pour le second tour ? En doublant la mise à tous les niveaux. C’est sur ce point à n’en pas douter que le film divisera. Certains l’accusant de tourner en rond, d’autres par contre (comme moi) y verront à nouveau un divertissement aussi fondamentalement con que jouissif. Certes la fameuse séquence de coucherie tombe dans un machisme grossier pas forcément utile pour le film, mais c’est honnêtement le seul vrai point noir du film. Si on le prend pour ce qu’il est à vrai dire. À savoir un efficace divertissement dont la durée de vie dans votre esprit ne passera pas le mois. Ultra-violent comme le premier ce Kingsman : le cercle d’or place la barre assez haute avec ses chorégraphies de combats toujours plus ahurissantes les unes que les autres. Que ce soit sur route, dans les airs ou sur Terre les Kingsman ou les StateMan ne font pas dans le détail. Mention spéciale a Pedro Pascal qui sans le moindre mal réussit à un personnage d’agent secret dont la coolitude ferait presque de l’ombre aux Kingsman. Le hic si l’on prend malgré tout le temps de s’arrêter sur ces fameux Stateman est qu’à part Pedro Pascal et Halle Berry (et encore), cette seconde équipe n’est là que pour la décoration. Que ce soit Jeff Bridges ou bien Channing Tatum, je pense que pour ni l’un ou l’autre, leur présence sur le tournage n’a dû dépasser une semaine. Un choix de les conserver précieusement pour la suite ? Peut-être, mais cela n’enlève en rien une certaine frustration devant ce qui s’avère être une occasion manquée au final.


Kingsman : le cercle d’or n’a au final comme défaut que de se reposer un peu trop sur ses acquis et de donner aux spectateurs uniquement ce qu’il attend. En gros un spectacle pour le moins bruyant et excessif prenant un malin plaisir à pervertir les codes de la culture pop. Matthew Vaughn est le réceptacle filmique parfait pour les délires pour le moins particulier émanant de la tête de Mark Millar. La chose que l’on espère si un 3e volet voit le jour et vu le succès du 2e film pour l’instant, cela s’annonce possible est que l’équipe de production (réal/prod et scénariste…) décideront de prendre plus de risques. De changer la donne et de vraiment surprendre. Kingsman : le cercle d’or est un produit parfait faisant exactement ce que l’on attend de lui sans plus ni moins. C’est beaucoup et pas assez à la fois. Tout dépend de l’humeur du jour. Mais cela reste tout aussi jouissif que le premier donc difficile de bouder son plaisir.

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