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Justice League: Gods and Monsters- Critique du film

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DC décline une grosse partie de son univers Comics au travers de la tv et de petits films d’animations. Les résultats sont parfois très bons, parfois moyens. Justice League : Gods and Monsters est à la lignée des deux. Il repose sur une très bonne idée de départ qui malheureusement se heurte à un scénario expéditif sous couvert de contraintes de temps. Du coup, on se retrouve face à ce qui aurait pu être un très bon one shot dans un univers alternatif, mais qui par la force des choses ressemble énormément à un pilote brouillon de séries Tv. Picorant le meilleur de pleins d’autres créations dans l’espoir de donner le change. Cela fonctionne en partie, mais difficile de cacher une certaine frustration en bout de course. L’idée même de voir une Justice League reposant sur trio mythique (Batman, Wonder Woman et Superman) et d’en faire un trio de psychopathes adorant faire couler le sang a quelque chose de jouissif. Surtout pour Batman dont le côté malédiction attelant a son personnage offre une nouvelle approche intéressante sur sa mythologie (refaite complètement ici…). Superman n’est pas en reste avec l’origine de son père remise en question… Wonder Woman se voit offrir une backstory assez mélodramatique et qui sur la durée d’un film aurait été parfaite. Or le souci est le suivant ces 3 histoires plus la trame principale sont casés sur une durée de moins d’une heure et demie. En surface, cela passe si l’on ne s’attarde pas trop. En profondeur c’est autre chose…

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Oui Justice League : Gods and Monsters signe le retour de Bruce Timm sur ce genre de gros projet DC, mais cela ne suffit pas pour autant à redonner à l’ensemble la noblesse ou la folie de la série Batman d’origine. Si l’on connaît ses classiques, l’ensemble est intéressant, mais jamais forcément ultra-novateur. Chacune des histoires de ces héros avait de quoi offrir aux spectateurs un film à part entière. Mises ensemble, on regarde la chose sans réel déplaisir, mais l’on n’éprouve jamais de véritable passion. Et pire encore l’ensemble pose un problème face à la cohérence du plan d’action de DC et Warner pour l’univers. Marvel joue la case de la cohérence d’un média à l’autre. Tout est dans un univers commun. Mais DC a la fâcheuse tendance à multiplier ses univers. En résulte ce sentiment bizarre où l’on aperçoit quelque chose de fou… et qui a la fâcheuse tendance de partir dans tous les sens. C’est le cas avec Justice League : Gods and Monsters dont en bout de course, il ne reste qu’une chose… Sa relecture du personnage de Batman. Interpreté par Dexter en personne, nous sommes ici face à l’instar d’un Bruce Wayne ne réprime pas sa violence. Bien au contraire, il est un monstre ne rêvant plus que d’une chose redevenir humain. La dualité entre ce qu’il est tout du long et la façon dont il est perçu par le monde via ses actions offre une approche assez passionnante. L’ensemble s’imbriquant a merveille dans l’histoire en font quasiment le personnage principal du trio. Laissant Superman et Wonder woman un peu à la traîne.

Au final Justice League : Gods and Monsters est à l’image d’une énorme partie des productions DC en animation, une super-idée de départ qui en bout de course n’aboutit qu’à frustrer le spectateur. Maintenant reste à espérer que le nouvel univers cinéma de DC s’éloigne de ce genre de faux pas pour enfin nous livrer le grand spectacle que l’on attend. En live et sous forme d’une trilogie s’intéressant à chacun des personnages un par un Justice League : Gods and Monsters aurait été grandiose. Malheureusement nous n’aurons que cette version bâtarde pour nous satisfaire. C’est mieux que rien, mais toujours pas assez.

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