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Jumanji, Dwayne Johnson marche facilement dans les pas de Robin Williams.

dwayne johnson jumanji
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Jumanji avec Robin Williams était tellement bien que l’on voyait mal quelqu’un vouloir passer après ce film. C’était sans compter Dwayne Johnson et tant mieux!

Passer après le Jumanji de Robin Williams peut sembler comme une imminente volonté de suicide artistique. Le film est adoré par tout le monde, traverse les âges sans mal et possède une fanbase toujours aussi forte. En gros, pourquoi prendre le risque de faire moins bien et d’offrir le baton pour se faire battre ensuite par le public. On peut se poser la question et je ne doute pas que Dwayne Johnson et Jake Kashdan se la sont poser plus d’une fois pendant la production de ce second volet de Jumanji. Fort heureusement, cela n’a pas empêcher le duo de créer un nouvel univers updaté au goût du jour et qui s’avère offrir aux spectateurs un complèment vraiment sympathique à l’original. De quoi parle ce nouveau film ? Voici un rapide pitch de la chose pour vous éclaircir les neurones : Le destin de quatre lycéens en retenue bascule lorsqu’ils sont aspirés dans le monde de Jumanji. Après avoir découvert une vieille console contenant un jeu vidéo dont ils n’avaient jamais entendu parler, les quatre jeunes se retrouvent mystérieusement propulsés au cœur de la jungle de Jumanji, dans le corps de leurs avatars. Ils vont rapidement découvrir que l’on ne joue pas à Jumanji, c’est le jeu qui joue avec vous… Pour revenir dans le monde réel, il va leur falloir affronter les pires dangers et triompher de l’ultime aventure. Sinon, ils resteront à jamais prisonniers de Jumanji…

 dwayne johnson jumanji

Jumanji avec Dwayne Johnson et Kevin Hart en lead, cela peut sembler comme le grand écart ultime en comparaison de l’expérience qu’offrait le premier film. J’adore Dwayne Johnson et pas qu’un peu, mais il est encore loin du génie comique de Robin Williams. Et la bonne décision qu’il prend ici est de ne jamais tenter de marcher dans ses pas. Permettant ainsi au film d’être une continuation honorable de l’esprit du 1er, mais aussi un film capable d’exister par lui-même. Nouvelle époque et nouveau public, d’un jeu de plateau, on passe au monde du gaming. Cela lors de la 1ere annonce avait des allures de mauvaise idée et pourtant force est de constater que Jake Kashdan et son équipe d’acteurs s’en sortent plutôt bien avec ces nouvelles règles. Oui, tout se recentre uniquement sur le groupe d’ados et l’univers Jumanji, oubliant au passage d’offrir une certaine dimension et aura au méchant. C’est le plus gros point faible du film, laissant Booby Carnavale d’habitude très bon, dans l’obligation de faire ce qu’il peut avec un personnage qui dans le fond n’est qu’un outil très basique du récit. Un peu comme dans un mauvais jeu vidéo, mais passons. Car oui, le reste fonctionne.  Et même plutôt bien, ce qui est l’agréable surprise de cette production dont je n’attendais pas grand-chose à part quelques rires au passage.

dwayne johnson jumanji

Porté par le duo Dwayne Johnson/ Kevin Hart trouve aussi en la personne d’un Jack Black absolument excellent assez de carburant pour rouler sans mal du début jusqu’à la fin de l’histoire. Transposer les codes d’un jeu-vidéo à l’écran n’est pas toujours évident. L’histoire d’Hollywood est remplie d’exemples où la chose a aboutie à des moments de gènes intenses. Ce n’est pas le cas ici, Jumanji réussit à tenir solidement sur ses deux jambes en proposant une balance entre sens de l’aventure et clins d’œil pas trop lourd au petit monde des gamers. Non, nous ne sommes pas devant le film de l’année, c’est une évidence et à aucun moment, Jumanji ne ment sur la marchandise. Mais la mise à jour des règles du jeu et l’évolution de l’univers qui en résulte n’est pas honteuse un seul instant. Capable de parler aux vieux fans du 1er film, comme aux nouveaux joueurs s’aventurant dans cette jungle plus grande que nature, Jumanji délivre un spectacle grand public aussi sincère qu’efficace. Chose qui mine de rien de nos jours devient de plus en plus difficile à retrouver. Le charisme naturel de Dwayne Johnson fonctionne une fois de plus à merveille et le reste de l’équipe n’est pas en reste. De Kevin Hart en passant par Jack Black , Karen Gillian et Nick Jonas tout le monde s’attache à son rôle pour le faire évoluer pleinement dans l’histoire. Et le résultat paye en bout de course. Porteur d’un message positif sur l’acceptation de soit et de ses capacités malgré la vindicte populaire, ce Jumanji version 2017 ne réinvente certes pas la roue, mais il ne la brise pas non plus. Permettant à l’aura de la franchise de continuer à briller via cette suite bien plus qu’honorable. La mission n’était pas simple, la surprise en bout de course n’en est que meilleure. A voir !

1 Comment

  • Reply
    Buffy
    décembre 30, 2017 at 7:19

    Pour les futurs historiens du cinéma qui voudront faire une thèse sur l’évolution du divertissement et de l’humour dans le cinéma US entre disons les 80’s (le film a encore un peu de ce feeling même s’il est plus tardif) et les années 2000/10 ce Jumanji sera un cas d’école parfait. On est passé d’une capacité à faire un récit moral imaginatif à du récit inepte et moralisateur aux clichés les plus caricaturaux et vulgaires possibles.
    Le 1er avait la capacité visuelle d’impressionner (même si ses CGI ont très mal vieillis parfois) alors que le dernier ne dénote pas dans le paysage du blockbuster à CGI moderne, que ce soit par la technique ou l’inventivité formelle ou les qualités esthétiques. Qui plus est, le bestiaire animal y est très faiblement utilisé par rapport à l’original.
    Le 1er avait le charme et la subtilité d’un conte, où l’enfance faisait par le jeu l’expérience de la dangerosité, de la cruauté et des injustices de la vie avec un sens de l’humour et du spectacle ludique dont la morale était familiale et classique mais capable de respecter l’intelligence des persos comme du spectateur.

    Tout n’était pourtant pas à jeter; basculer dans la culture du jeu vidéo et inverser la dynamique -joueurs dans le jeu au lieu du jeu qui envahit la réalité- tout en confrontant, par les avatars, les persos à leurs fantasmes ou répugnances était un bon moyen de proposer quelque chose d’intelligent.
    Hélas, il faut passer un temps fou à faire de l’humour vulgaire et débile puis tout faire exploser dans tous les sens au fil d’un récit structuré avec des capacités narratives que le jeu vidéo à fait depuis longtemps évoluer au delà de: un niveau1,2… jusqu’au boss final et point barre.
    Alors oui, le film se veut fun et décomplexé et assume sa bêtise mais, justement, n’est-ce pas devenu le syndrome maladif de la comédie méta moderne que de se contenter de cet adage « j’assume mon idiotie » pour faire n’importe quoi sans le moindre effort de subtilité, d’inventivité ou de profondeur (émotionnelle, psychologique ou thématique?)
    Ce Jumanji se veut moderne mais sa paresse scénaristique (et le reste) le rendent d’ors et déjà obsolète. Ce que l’original, sans être à mes yeux une merveille, n’était heureusement pas.

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