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José, l’évangile version OCS et SODA…

José, voilà un nom de série qui n’est pas forcément fait pour m’attirer plus que cela. Pire encore, si l’on me dit que l’équipe casting et écriture ainsi que réalisation est celle à l’origine de Soda… je suis à deux doigts de passer mon tour. J’ai bien failli, mais investi d’un sens du sadomasochisme sans failles, j’ai voulu en avoir le cœur net pour découvrir si ce programme OCS valait quand même le coup. La réponse et malgré ses origines est quand même oui. José est une création pour le moins particulière que l’on doit à Gaèl Toto Brocchi, Frank Bellocq (aka José dans la série) et Jean-Luc Cano (Soda pour les deux derniers…), le réalisateur Jim Ben Soussan est aussi un ancien de Soda. En fait une énorme partie des comédiens de Soda se retrouvent dans cette histoire, Kev Adams inclus. Le tout pour une histoire des plus déjantés voyant Dieu faisant revenir sur Terre son fils Jésus pour donner une dernière chance aux humains avant de les rayer de la carte dans deux semaines. Mais la tâche de José (enfin jésus undercover) n’est pas simple vu que son allié sur Terre en attendant de retrouver de nouveaux apôtres n’est autre qu’un gitan un peu idiot voir complètement con et accessoirement que les deux sont poursuivis par un tueur à la charge de l’église… désireux de tuer Jésus.

Oui, l’ensemble est un joyeux bordel qui en laissera plus d’un perplexe. Est-ce que la chose se tient ? Oui en partie. Loin du côté propre de Soda, José est complètement border-line dans son humour, le rapprochant d’ailleurs par sa violence de Groland. Tout le monde en prend pour son grade et malheureusement l’écriture ne touche pas toujours au but. Doté d’un format de 20 minutes par épisodes, José tente d’aller droit au but dans sa narration, parfois au détriment d’un vrai développement de l’histoire et occasionnant ainsi des grosses facilités. S’ajoute à cela que dans l’ensemble le récit est assez prévisible. Pas désagréable, mais prévisible. On notera quand même l’arrivée de Kev Adams dans son propre rôle en connard queutard de la pire espèce rajoutant ainsi une dose de second degré sympathique à l’ensemble. Mais du coup est-ce que la chose plaira à tout le monde ? J’ai envie de dire peu de chances. José est plus une expérimentation bizarre qu’autre chose. Il faut saluer OCS pour le coup d’offrir un espace de test à l’équipe de SODA leur permettant de faire autre chose. Plus border line, pas toujours fine ni spirituelle, José mérite malgré tout le coup d’œil en attendant de voir si l’éventuelle saison 2 de la série corrigera les erreurs de jeunesses de cette production. Mais entre Dead Landes, les grands ou bien ce José, c’est en sortant des sentiers battus que l’on découvre qu’il y a malgré les apparences un espoir dans l’univers de la création dans les formats séries français. A essayer.

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