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Jon Favreau réinvente le Livre de la Jungle…

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Le livre de la Jungle. Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.

J’ai grandi avec le film d’animation d’origine du Livre de la Jungle, du coup la simple idée de voir le film est rebooté à grand renfort d’effets spéciaux me semblait une mauvaise idée. Ne perdons pas de temps, j’avais tort. Livre de la Jungle version 2016 par Jon Favreau est sublime doublé d’une jolie réussite fidèle à l’esprit d’origine. En effet cette nouvelle version du Livre de la Jungle aussi bien sur le plan émotionnel que technique continue un peu plus d’enfoncer le clou de ce que les effets spéciaux peuvent apporter de plus comme outil cinématographique. James Cameron avait ouvert la boîte de Pandore des effets spéciaux avec Avatar et ses décors numériques, Jon Favreau continue d’en explorer les profondeurs de la fameuse boite. Il ne faut pas plus de quelques minutes pour totalement oublier qu’au-delà de l’acteur jouant Mowgli….99% de ce que l’on voit à l’écran n’existe pas. Rien, nada et pourtant on n’y apporte pas la moindre importance. Pourquoi ? Tout simplement pour la simple raison que la technique pour une fois se marie à merveille avec le récit, chacun servant l’autre avec intelligence. Les grandes lignes narratives de l’histoire renaissent ici sous la plus belle des formes qui soit et pour une fois, l’utilisation de la 3D n’est pas un gadget.

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Jon Favreau que l’on n’attendait pas dans une production aussi magnifique accouche d’une œuvre qui d’une certaine façon marque une autre avancée dans la course technologique du 7e art. Décors numériques, acteurs de synthèses sous formes d’animaux qui n’ont jamais paru aussi humains, il y a tant de qualités qui s’additionnent que l’on ne peut s’empêcher d’être admiratifs devant le travail accompli. Alors que l’histoire se met en place et que les personnages mythiques de l’histoire apparaissent sous nos yeux, rien ne vient entraver le retour en arrière que l’on commence à voir se mettre en place. Simple dans certaines des facettes de son approche narrative, le film de Jon Favreau ne fait pas pour autant de sortie de route. L’histoire de Mowgli et sa route vers une certaine forme d’âge adulte passent par toutes les étapes que l’on attend de ce genre de films et ces animaux numériques doublés à la perfection par une avalanche d’acteurs parfaits (Idris Elba en tête en Sher Khan) finissent de rendre l’aventure encore plus brillante. Là où Disney semblait se perdre en route dans des productions parfois plus commerciales qu’autre chose, le Livre de la Jungle de Jon Favreau remet clairement les pendules à l’heure.

S’adressant de par son ADN premièrement à un nouveau public enfantin, le film de jon Favreau n’oublie pas pour autant de parler aux vieux, ceux qui ont connu le film d’origine. Il y a dans ce Livre de la Jungle nouvelle version, assez de matières premières pour plaire a tout le monde. Grand public dans le bon sens du terme le film développe une histoire plaisante, des personnages attachants et une réalisation technique tout simplement sublime. Jouant sur tous les fronts sans jamais se prendre les pieds dans le tapis, le Livre de la Jungle se pose comme une petite merveille, mais aussi comme une avancée notoire de plus dans l’évolution de la grammaire cinématographique. Celle-ci désormais franchit encore un pas de plus et avec la perfection atteinte par les effets spéciaux désormais utilisables rajoute bien plus qu’une seule corde à son arc. Fut une époque où il était nécessaire de jouer avec les limites de l’imagination, désormais il n’y en a plus une seule. Tout est possible comme de s’émerveiller devant la jungle et son bestiaire sans nul doute la plus réalistes qui soit jusqu’à présent dans un film. Tout simplement sublime !

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