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John Wick, le spectateur face a sa part d’ombre…

John Wick, c’est un peu comme regarder dans un miroir et n’y voir que de l’ombre. Le genre de celle qui englobe tout ce que l’on réprime et l’on prend plaisir à voir tout cela prendre vie…

John Wick avec son 3e volet qui arrive à l’horizon représente une petite énigme pour moi. Laquelle ? Celle de comprendre pourquoi autant de gens se plaignent du film ou du personnage. Alors oui, les deux films ne réinventent pas la roue. Est-ce que ce fut l’intention de départ de ce projet ? Pas le moins du monde. Keanu Reeves aime bien se mettre en danger, du moins repousser ses limites et s’aventurer là où on ne l’attend pas. La chose amusante est de le voir s’en donner à cœur joie et être aussi réellement convaincant dans l’action qu’un Jason Statham pour qui l’on estime que cette activité est normale. Keanu Reeves est un caméléon, aussi bon dans le drame, la comédie ou l’action, il infuse au personnage de John Wick pas mal de chacune de ces qualités. Un mix improbable qui réussit l’impossible… rendre un attachant un tueur à gages qui en l’espace d’un clin d’œil a l’habitude de déchaîner les enfers. L’antihéros est un cas d’école du cinéma d’action ou juste du blockbuster. Le salaud de base que l’on ne peut jamais vraiment détester. Et John Wick coche toutes les cases, et en même temps a la vitesse de la lumière le scénario pour chacun de ses défauts s’amuse à contrebalancer avec une qualité inattaquable. Il voulait juste vivre en paix, élever son chien, et avoir une retraite calme. On lui, enlève tout cela et crime absolu on tue son chien au passage. Comment ne pas éprouver de la sympathie pour le personnage ? Est-ce que votre cœur est si froid que cela?

john wick keanu reeves

En 2 films jonglant d’un style à l’autre, l’histoire du personnage a su se solidifier jusqu’à réussir à exister au-delà du stéréotype du one-shot. La partition du 2e film aidant encore plus John Wick a devenir attachant. Mais aussi en lui offrant un univers solide tout autour de lui, la potentielle longévité de son règne n’en devient que plus forte. En créant de toutes pièces ce personnage qui dans les mains d’un autre aurait fini sur une étagère de VOD, Keanu Reeves rend attachant et fascinant un ange de la mort. Le spectateur se retrouve pris au piège de ses pulsions les plus basses. Le héros ne veut que la paix intérieure et pourtant de notre côté une seule chose nous fait vibrer : le voir massacrer à tour de bras. Il a au final une véritable vertu thérapeutique ce John Wick, le catalyseur de notre noirceur. Comment ne pas l’aimer du coup ? De là à dire que la chose devrait être remboursée par la Sécurité sociale, il n’y a qu’un pas que je suis prêt à franchir. Et vous ?

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