Critiques de films

Jem and the holograms-John M Chu- Critique du film

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Le film jem and the holograms lors de sa sortie US à été un four biblique. 5 millions de budget, a peine 2 de recettes. Il fut retiré des écrans illico pour limiter la casse. Jason Blum, le roi de l’horreur et pape de la rentabilité niveau production a connu en compagnie de John M Chu son échec le plus cuisant avec ce film. Et pourtant la question que l’on peut se poser est de savoir si cela méritait autant de haine ? Je n’ai pas le moindre souvenirs du dessin animé dont s’inspire jem and the holograms version 2015. Du coup, j’ai vu ce film pour le moins bizarre sans trop d’a priori. Je l’ai vu pour ce qu’il est à savoir, un hybride entre un pseudo clip/docu mtv et un téléfilm disney de Noel. Oui, jem and the holograms est un mix bâtard d’un film Disney Channel avec quelques morceaux pops au milieu, un humour pas toujours fin et un scénario qui ne s’embarasse avec le sacro-saint développement des personnages.

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Est-ce que tout est à jeter pour autant ? La vision que pose le réalisateur sur les ados et le rapport qu’ils ont avec les réseaux sociaux n’est pas forcément idiote. Le problème est l’approche qu’il prend pour faire passer son message, entre le côté je suis une idole pour les jeunes et de l’autre je suis une fille cherchant à devenir une adulte grâce au petit robot laissé par mon père, jem and the holograms ne cesse de danser d’un pied sur l’autre. La partie avec le robot construit par le père de Jem fait soudain basculer le film qui jusque-là était assis dans une certaine forme de réel vers un mix très bâtard entre fantaisie et clichés pops dont raffole le réalisateur. L’ensemble a du mal a trouver une synergie justement… et ce malgré le nom du robot. Jem and the holograms souffre surtout d’un scénario dans son ensemble naif, basique et qui se regarde sans jamais enclencher la moindre étincelle d’intelligence dans votre regard. Ce n’est pas son but et c’est là sa grosse faiblesse. Il cible un public adolescent sans véritablement faire l’effort de les prendre pour autre chose que des ados braillards cherchant une voix et guidance dans la personne de ces pop stars tout aussi rempli de doutes qu’eux. Bon quand on regarde la réalité ce n’est pas complètement con, mais la mise en scène et l’écriture ne renforce qu’encore plus le sentiment d’idiotie générale que l’on peut avoir face à ce genre d’attitudes.

Jem and the holograms souffre aussi d’un casting vraiment basique. Autant à l’époque de Step Up 3 John M chu avait des seconds rôles solides aidant à faire passer la pillule autant ici, jem and the holograms repose sur des fondations ultra-faiblardes. On retient la performance de l’actrice faisant Jem grâce à quelques passages vocaux pas forcément horribles, mais le reste a beaucoup de mal à laisser un souvenir impérissable dans nos esprits. Même un High School musical (qui pourtant ne vole pas haut) possédait des performances un poil plus solide. Du coup, une fois que le métrage se termine, il est très difficile d’être forcément enthousiaste face à jem and the holograms. Le film oscille beaucoup trop entre baromètre social d’une époque glorifiant le vide, clichés en pagaille digne d’un Disney Channel et scénario avec des trous où l’on pourrait perdre un super tanker. Pris au regard de ces critères, jem and the holograms se laisse regarder vaguement sans se taper la tête contre les murs. Mais si l’on cherche juste un film solide avec des bons personnages, une bonne histoire, des morceaux musicaux inventifs… il faut bien reconnaître que l’on frappe à la mauvaise porte avec ce film. Mis en comparaison de ce que John M Chu avait créé sur Step Up 3 ? jem and the holograms a des allures de pétard mouillé. Un coup marketing mal pensé qui au final a explosé au visage de ses créateurs et malheureusement à juste titre. Amusant aussi de voir que lors du générique de fin, jem and the holograms se la joue Marvel en introduisant celles qui devaient être les grandes méchantes du 2e film : les misfits. Mais cela ne verra jamais le jour donc bon…

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