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Instagram, je t’aime moi non plus petite souillon.

Instagram est une addiction de plus pour le commun des mortels dans le petit monde des toxicos numériques où l’on évolue.

Instagram, c’est au choix le lieu où tout est magique, ou bien totalement insignifiant. Cette place hétéroclite où l’on côtoie des gens nous racontant leur vie de la façon la plus réaliste possible (en mode snapchat) où d’autres tentant de la travestir pour la rendre digne d’une carte postale. Ce petit truc féerique qui l’espace d’un carré de pixel nous fait aller ailleurs, découvrir un truc et donner envie de dialoguer avec ce ou cette inconnue. Bon, ok, je synthétise la vision basique de la chose. Il y a aussi dans le lot beaucoup de contenus totalement aberrants dont on ne comprend pas le succès. En fait Instagram c’est un asile de fous. Un lieu ou tout le monde cohabite dans la même pièce, mais où personne ne voit la même chose. Et d’un univers à l’autre on se demande de plus en plus ce que l’on fout là. Pourquoi on n’a pas la même existence parfaite que ce que l’on voit. Pourquoi un mec postant des photos de lui sans le moindre intérêt cartonne. On se perd en route et l’on se met à se poser trop de questions qui la plupart du temps sont justes une magnifique perte de temps.

instagram

Certains diront qu’à la base Instagram est une perte de temps. Dans le fond, est-ce que l’on peut vraiment dire le contraire ? A l’image de beaucoup de réseaux sociaux, ce n’est que du marketing, on est le produit et l’on se vend. On tapine pour notre ratio de likes chaque jour, c’est notre baromètre du bien être. On tente de mettre de soi et l’on se rend compte que cela fonctionne ou non. En fonction de l’humeur du jour, on le prend bien ou mal. D’un like à l’autre, on se met à revoir du sol au plafond ce que l’on offre au public. On est le produit, ils sont les acheteurs. Et parfois comme dans un mauvais magasin de soldes, le produit reste sur l’étagère. Il n’y a pas de recettes miracles. On réalise la vacuité de la chose, l’énergie que l’on perd parfois à continuer dans cette voie et pourtant on y revient. On continue de battre le pavé des boulevards d’Instagram. En bonne tapineuse du like, on offre sa vie ou sa vision du monde en pâture au jugement d’autrui. Pourquoi ? Bonne question. Je me la pose parfois, puis j’oublie. C’est mieux ainsi.

 

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