Critiques de films Films américains

Incarnate, la mauvaise copie de Conjuring par Blumhouse.

Incarnate avec Aaron Eckhart est une production Blumhouse qui dort dans les tiroirs depuis plus de deux ans si ma mémoire est bonne. Chose qui on ne va pas se le cacher jamais un gage de qualité. Et vous savez quoi ? Comme prévu, il y a bien une raison à ce retard de sortie et ce passage direct par la case VOD. En effet arrivant dans l’ombre très pesante du succès de Conjuring, ce petit film sur le thème de l’exorciste n’offre rien de nouveau. Sur la forme actuelle qui est la sienne et avec une durée d’a peine 90 minutes, il se paye même le luxe assez particulier d’avoir des longueurs. La réalisation de Brad Peyton terriblement transparente ne fait rien pour améliorer l’ensemble. Aaron Eckhart en exorciste new-age capable de s’infiltrer dans le subconscient des victimes sous l’emprise du démon fait un travail honnête, bien que sa perruque assez déstabilisante fasse de lui pendant 80 % du film le sosie de Sean Bean. Le genre de détail complètement con, mais capable de vous faire encore plus sortir du scénario que d’habitude. Déjà que ce dernier ne faisait pas grand-chose pour vous retenir d’ailleurs. Et c’est bien ici que réside la plus grande faiblesse de cette histoire. On a déjà cette horrible impression d’avoir vu la chose 200 fois. Du coup le voyage qui est le nôtre n’a rien de plaisant et confine à la limite du soporifique.

Ces derniers temps BlumHouse qui suite à des mauvais choix de productions perd un peu de sa splendeur commence dangereusement à ressembler à une version de Luxe d’Asylum. Incarnate étant à mes yeux une réponse au demeurant assez cheap au phénomène des films d’exorciste. Est-ce que tout est à jeter dans le film ? L’interprétation de David Mazouz (Gotham) est assez creepy et intéressante, mais le film ne se prive pas un seul instant d’énumérer tous les poncifs du genre et c’est dans le fond ce qui finit par le tuer et le rendre inodore. Le coup de grâce arrivant dans ce final que l’on voit venir depuis le début du récit et que ni le réalisateur où le scénariste ne font le moindre effort pour éviter. Ayant dormi sur une étagère pendant pas loin de 3 ans (il suffit de comparer le physique de David Mazouz dans le film et celui qui est le sien désormais en saison 3 de Gotham…) Incarnate n’offre rien de plus qu’une légère frustration aux spectateurs prenant le temps de le regarder. J’entends par là qu’avec un peu plus de budget, de temps et d’envie et accessoirement un vrai travail sur le script (oui cela fait beaucoup…), il y avait un potentiel pour une histoire creepy. Mais au final, c’est un gigantesque pétard mouillé qui nous arrive dans les mains. Dommage. A éviter…

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