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Human Centipede 3-Critique du film

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Je n’ai jamais vu les deux premiers Human Centipede, mais comme beaucoup je sais de quoi parle la bête. Et du coup la question qui se pose encore maintenant est pourquoi avoir tenté l’aventure du 3 ?. A posteriori je n’au toujours pas de réponse. THE HUMAN CENTIPEDE III (FINAL SEQUENCE) n’est peut-être pas aussi crade que ce que j’avais pu entendre sur les deux premiers, mais il faut bien reconnaître que surfant d’un extrême scato vers une vulgarité sans fond, l’existence de ce film est une chose aberrante. Oui, je sais, il faut être logique, quand on s’apprête à voir Human Centipede, il est difficile de croire que l’on va avoir à faire à quelque chose de raffiné et délicat. Rassurez-vous à aucun moment, ces deux derniers états d’esprit ne sont pas du tout en odeur de sainteté dans le film.

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Comment définir Human Centipede 3e du nom ? Et bien comme un Grindhouse, mélange de gore, de vulgarité et d’excès en tout genre. Cela ne volait déjà pas haut à l’époque de l’âge d’or du genre, mais aujourd’hui c’est encore pire. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que sous couvert de revival, la plupart du temps Hollywood a la fâcheuse tendance à tomber dans la gaudriole. Voir même l’ultra n’importe quoi. Planet Terror de Rodriguez et Tarantino en comparaison a des allures de chef d’œuvre. Et sachant que je déteste ce film, venant de moi ce n’est donc pas un compliment. Le but de ce 3e volet d’Human Centipede est de repousser les limites de la vulgarité. En effet pour le côté crade et scato les deux premiers volets ont déjà eu la délicatesse de préparer le terrain, il ne manquait que ce volet pour que la trilogie soit complète en terme de médiocrité donc. Difficile du coup de penser quoi que ce soit du film en terme de qualité scénaristique vu qu’il s’en fout totalement. Nous sommes devant une parodie de parodie qui elle-même prend le temps de se parodier pour faire plus vrai que nature. Le hic est qu’au-delà d’un public de niche de sadomasochiste filmique, je doute que ce Human Centipede 3 réussisse à faire vibrer qui que ce soit. Ou alors si c’est le cas, et ce, de façon sincère vous êtes un grand malade qui s’ignore.

Prenons les choses de façon simple, le film parle quand même d’une bande de malades dirigeant une prison et qui décide de transformer les prisonniers en un gigantesque centipede. Hymne au caca, hymne à la vulgarité. Le mélange des deux fait autant soupirer qu’il ne donne envie de vomir par moment. En même temps filer la gerbe fait partie de l’ADN d’human centipede, donc de ce côté-là on ne peut reprocher au film de remplir sa part du contrat. C’est sur le reste où les choses sont plus problématiques. Le domaine du Grindhouse était déjà réputé à la base pour être un genre cinématographique calamiteux. Sous le prétexte d’une sorte de hype faussement tendance, le faire ressortir du placard pour refaire pareil souvent en pire n’est pas un hommage, c’est un aveu conséquent de faiblesse créative. Et pour combler cela que fait-on ? On appuie sur le champignon et l’on part en roue libre complète.

Human Centipede ne se refuse pas grand-chose dans l’excès et pour certains, cela sera jouissif. Le personnage central du film étant une pourriture, on pourra rire de la folie qui l’entoure. Mais à la longue tout cela finit quand même par lasser et l’on décroche totalement de cet univers qui n’a pas de raisons d’être. Je n’ai rien contre le cinéma Bis ou les délires de la pire espèce. Tant que ces derniers défendent quelque chose ou à défaut une idée de cinéma. Human Centipede 3 ne repose sur rien, brasse du vent et le cache par un déluge d’excès et de soi-disant 15e degré vomitif. Difficile de prendre au sérieux en bout de course un film qui s’inspire d’un mouvement qui à la base était déjà une blague et qui finit par être pire que l’origina. À éviter.

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2 Comments

  • Reply
    Nivrae
    juin 16, 2015 at 12:17

    Oui mais faut avoir vu les 2 premiers pour comprendre

    • Reply
      Chandleyr
      juin 16, 2015 at 2:27

      ce qui ne fait que conforter mon sadomasochisme filmique de m’être infligé cela sans les avoir eu sous le nez. Je suis maso et je le reste…mais l’un dans l’autre, j’ai quand même un doute sur le fait que cela aurait eu un changement majeur sur l’issue de la chose :s

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