Critiques de films Films américains

Hitman Agent 47- Critique du film

hitman-agent-47-rupert-friend

Il est assez facile de détester un film quand on blogue sur le cinéma et par la suite de se faire un plaisir de le démonter, de le tailler en pièces. Ce n’est pas forcément gentil, ni l’œuvre d’un gentleman de la plume, mais cela tombe bien, je ne suis ni l’un ni l’autre. Dans le cas présent, la cible de mon contrat est Hitman Agent 47. 2e adaptation du jeu vidéo du même nom. La première était mauvaise et sans le moindre intérêt, la seconde est encore pire et a le défaut de se penser supérieure au 1er film en lui insufflant des clins d’oeils gros comme une maison au jeux vidéo ainsi que des tentatives d’intrusion dans un univers flirtant avec Melville, John Woo ou Tarantino. Rétablissons la balance immédiatement, le film ne réussit jamais dans aucun de ces domaines. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que dès le départ, les scénaristes, producteurs et réalisateurs ne savent pas le moins du monde quoi faire de cette histoire. Je préviens, je vais spoiler, donc faisons simple pour ceux qui ne veulent pas lire la suite : Hitman est une abomination, n’y allez pas. Pour les autres, explorons les ténèbres ensemble…

  hitman-poster

Vous pensiez que la saga Resident Evil était l’une des pires choses qui soit ? Vous aviez tort, Hitman Agent 47 est plus mauvais, plus inconsistant, encore moins bien écrit et réalisé et livré avec des effets spéciaux même pas fini. Vous en voulez encore ? Oui, cela tombe bien, il y en a suffisamment pour vous faire hurler de joie comme un prêtre allumant une sorcière sur le bucher. Hitman Agent 47 tente de faire croire qu’il connaît le cœur de l’histoire du personnage, mais abandonne cette ambition dès la fin de la première fusillade du film pour ne plus jamais y revenir. Il préfère au contraire se perdre en route dans un enchainement de twists imbuvables qui ferait se prosterner d’admiration un scénariste de telenovela. La fille que 47 traque découvre en 15/20 minutes qu’elle est un agent, qu’elle a des pouvoirs deux fois supérieures a ceux de 47 et que ce dernier n’est rien d’autre que son baby-sitter et son mentor…et accessoirement son frère. Oui, suis-je bête, j’avais oublié de mentionner qu’ Hitman Agent 47 était l’histoire de deux enfants traquant leur père…le tout avec aux trousses pendant tout le film un grand méchant fan de Wolverine…Zachary Quinto. Non, il n’a pas de griffes dans les mains…mais tout comme Wolverine , le personnage possède une armure injecté sous la peau…et pendant tout le film-personne même pas 47 ne pense a lui mettre une balle dans la tête, le seul endroit où il n’a rien. Mais bon, nous ne sommes plus à cela près. C’est courant dans ce genre de films. Hitman Agent 47 est truffé de choses aberrantes dans ce genre. Mais ce n’est rien face a un point en particulier. Le film est une double énigme…sur sa durée et le pouvoir de congestion du temps qu’elle possède. On sent le temps passé au ralenti, mais pourtant malgré l’apparente durée, l’histoire n’avance jamais. Ou ne démarre jamais pour être honnête.

agent_47___hitman_by_paganottoalberto-d5ozag9

Oui, Hitman Agent 47 fait à peine 90 minutes et donne l’horrible impression de durer 5 heures. Pourtant, il ne se passe rien, le scénario est bordélique et schématique. Lance des idées en l’air et se fout de voir où elles retombent. Enchainent des séquences d’actions horribles dans les finitions et donnant l’impression d’être du sous John Wick dans l’intro par exemple. En fait, Hitman Agent 47 ne fait jamais l’effort ne serait-ce qu’une fois d’essayer de s’extirper du ruisseau dans lequel il se trouve. Rupert Friend n’est absolument pas crédible dans le rôle de 47. Quelqu’un avec la carrure de Vin Diesel l’aurait été. Ici, il n’inspire ni la peur, ni le respect. En fait, le souci est qu’il n’inspire rien, vu qu’il ne joue rien. Transparent et à l’image du reste du film, il passe 90 minutes à se demander ce qu’il est venu foutre dans cette galère. Zachary Quinto s’amuse à cabotiner, mais le scénario tellement désireux de le laisser en vie pour une possible suite se prend les pieds dans le tapis dans un dernier twist le concernant. Le genre de ceux qui vous font dire que l’on n’est plus à cela près. Hitman Agent 47 est une véritable erreur de production, un produit malhonnête, fait à la va-vite et en dépit du bon sens. Malheureusement à l’image de beaucoup d’autres productions du même genre. L’argent n’a pas d’odeur, la merde par contre c’est une autre histoire et visiblement celle dans laquelle vous avez marcher en rentrant dans la salle se nommait Hitman Agent 47. À fuir…

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply