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Game of Silence, la loi du talion…

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Dans la grande vague des nouvelles séries, Game of Silence est certes tout sauf fondamentalement novatrice, mais suffisamment addictive pour l’instant pour créer une bonne surprise. Si l’on voulait synthétiser à l’extrême cette série, on pourrait dire qu’il s’agit de la version masculine de Pretty Little Liars. Un groupe d’amis dont le passé à fait un tour par la case prison se retrouve par le hasard de la vie… et d’un meurtre 20 ans plus tard. Les meilleures amies du monde ont changé… Mais très vite l’ombre du passé les rattrape et l’on découvre sur une autre timeline (la série alternant passé et présent) ce qui leur arriva durant ces 9 mois dans la prison pour ados où ils ont fini après l’accident du début de la série. Là où une série comme Arrow peine à connecter intelligemment le passé et le présent (tout en utilisant le même artifice narratif), Game of Silence réussit à jouer sur ce postulat avec talent pour montrer que toutes actions du passé à un véritable impact dans l’histoire présente. On saute de l’un à l’autre sans jamais se perdre et surtout sans véritables fautes de rythmes. La question que l’on se pose est malheureusement de savoir jusqu’à quand la chose pourra durer. Doté d’une palette de personnages assez solides et d’une histoire certes classiques mais dont on veut connaître la suite, Game of Silence rentre dans cette catégorie des petites séries qui ne paye pas de mine, mais réussissent à surprendre dès le lancement.

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La tonalité de la série et son approche très thriller dark donne a Game of Silence un petit plus face à la concurrence. Point non négligeable et qui est mise en place dès le début de la série, la notion de mort peut frapper n’importe qui. Un petit détail qui donne d’emblée à la chose une tension plus palpable. Le tout mixé a cette roue du destin assez sournoise qui est le déclencheur de la série finit de rendre d’une certaine manière l’ensemble assez addictif. Prenant comme socle l’envie de vengeance, la série pose le spectateur dans un simili cas de conscience. Les horreurs faites aux personnages principaux alors qu’ils n’étaient que des adolescents rend presque justifiable les intentions de violences qui les animent. Le personnage principal de l’avocat représentant presque de façon parfaite les doutes du spectateur dansant d’un pied sur l’autre à cette frontière entre justice et loi du talion. Sans pour autant être un modèle absolu de perfection narrative, Game of Silence compense en efficacité ce qu’elle perd en nouveauté. La série se regarde comme on lit un roman noir à l’ancienne. L’issue est inévitable, mais une fois que l’on est dans le train de l’histoire, il est difficile d’en descendre en marche. Un bon point dès le départ pour Game of Silence. Reste à voir si la série va tenir sur le long terme.

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