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Prise en main du Fujifilm XT-2 lors de Le Mans Classic.

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Quand je ne dis pas des bêtises sur twitter ou que je ne parle pas cinéma et séries, je fais de la photo. Sur Ig, sur mon portfolio, j’expérimente des trucs, je m’amuse sans me fixer véritablement de cadre ni de limites. Dans le domaine du matériel, je suis un touche à tout. En effet si vous me demandez ce qu’est mon matériel type pour un safari-photo dans Paris, c’est le suivant : Un Huwai p8, un Asus Zenfone 2, un Lumia 1020 et mon Fujifilm x100, oui, je me trimballe avec beaucoup de matos et jongle de l’un à l’autre. Pourquoi ? Peut-être pour la simple et bonne raison que jusque-là, je n’avais pas trouvé la synthèse de mes besoins pour faire de l’image. Oui, mon Huwai et mon Zenfone ne sont pas vraiment pour la photo, mais plus pour le traitement post-shooting. La vraie partie photo se scinde entre le Lumia 1020 et le Fujifilm X100. J’aime d’amour ces deux outils, mais je n’en oublie pas pour autant les limitations. Le Lumia 1020 est une pièce de collection et est surtout un windows phone. Une plaie irréparable. Mais la qualité photo reste monstrueuse même encore aujourd’hui et vient ensuite le X100, 1er du nom de cette gamme chez Fujifilm. Il est exigeant, bourré de défauts (focale fixe, pas de wifi) et plus d’une fois je me suis dit pourquoi est-ce que je l’ai pris ? Mais de ces limitations sont aussi venues des bonnes choses, il m’a obligé à plus aller au contact, à plus réfléchir mes photos (oui vu la lenteur du bestiaux si vous faites plusieurs photos à la suite, mieux vaut ne pas rater son coup…) et du coup même s’il m’a plus d’une fois agacé, on continue de rester ensemble comme un vieux couple. Un peu comme avec mon D90 que je continue d’utiliser malgré l’âge pour shooter mes séries de portraits avec des modèles. Mais dans un coin de ma tête, cette petite voix continuait de me dire, c’est bien beau ta relation polygame avec tous ces appareils, mais viendra bien le jour où nouveau fera son apparition et remettra toutes ces histoires en doute. Ce jour est arrivé. Et le nom du briseur de couple est Fujifilm XT2.

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Je ne suis pas forcément un technicien de la photo. J’ai plein de lacunes dans le domaine des règles d’or et c’est peut-être ce qui me laisse parfois à la rue avec mon X100 bien plus exigeant que je le pensais. Mais si je devais essayer de résumer le Fujifilm XT2, je devrais dire qu’il s’agit du 4×4 parfait pour les pros et de l’outil parfait pour un instinctif comme moi. La machine est en effet penser pour s’adapter à quasiment tout à la volée. Le portait, la photo de sport et j’en passe. La simplicité d’utilisation fait oublier les contraintes techniques pour pouvoir se focaliser sur le seul et unique plaisir de la photo. Alors oui, je suis conscient que c’est une première pour moi de me retrouver dans une journée presse sur le circuit du mans classic avec près de 4500e de matériels en test. J’ai versé des larmes de sang le soir en rendant le matériel d’ailleurs. Enfin dans mon dedans… (dignité), mais sauter d’un monde à l’autre fut un moment grisant. Je dis monde à l’autre vu que je ne me considère comme étant qu’un bidouilleur de l’image. Je prends ce que j’ai sous la main et je fais avec. La technologie d’aujourd’hui met des tonnes de logiciels à disposition en complément des photophones pour embellir son univers. J’en use et abuse parfois, mais et même si j’aime cette discipline du Mac Gyver photo de la rue, je n’ai jamais perdu de vue, le travail de tous ces photographes que j’admire français ou américains qui arpentent le pavé avec du matos de fou, des idées à la pelle et qui pondent de l’image comme je rêve encore de pouvoir produire. Je connais les limitations techniques de mon matériel et elles se heurtent parfois aux ambitions de ma caboche. Et là l’espace d’une journée, je me suis retrouvé avec ce Fujifilm XT2  sans cette sensation de contrainte. Et ce fut aussi grisant que déstabilisant.

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Fujifilm en complément de ce XT2 nous avait mis à disposition 2 objectifs, un télé et autre plus classique. Je pensais être fan du second (plus proche de mes habitudes et ce fut le contraire). Que ce soit pour le portrait qui est ma discipline favorite ou bien pour la photo de sport (normal vu le lieu mythique où j’étais) la combinaison téléobjectif et XT2 est une bénédiction. La cerise sur le gâteau étant ce mode rafale 11 images secondes…. Quand on vient d’un X100 qui rame pendant 15 secondes si l’on prend 5 photos à la suite, ce nouveau mode est un cadeau des dieux. En l’espace d’une journée, j’ai eu cette impression si particulière de sauter de la préhistoire vers le futur. S’adaptant à tous les styles, on se retrouve avec la possibilité de tout faire, tout essayer. Silencieux, discret et ergonomique, le Fufifilm XT2 n’en oublie pas pour autant d’être une bête technique qui peut malgré sa taille frêle face à des reflex pro leur tenir la dragée haute. Je ne suis pas un technicien hors pair et je pense que bien d’autres vous parleront des entrailles du XT2 avec bien plus de savoir faire que moi. Tout ce que je peux vous dire à mon niveau est que lorsque l’on fait de la photo (pour moi en tout cas) ce que l’on cherche avant les mécaniques, c’est surtout un matériel qui soit une extension de soi, le genre de chose qui vous dise où tu iras j’irai et te pose pas de questions je suis là. On n’a pas forcément besoin d’avoir un Leica, un 7D ou quoi que ce soit pour faire des grandes photos. Pleins de photographes font des trucs géniaux parfois avec du matériel que l’on penserait pas fait pour. Ce Fujifilm XT2 se place à la croisée des chemins, simplifiant la vie des pros et tendant la main aux intuitifs comme moi, il est de ces outils avec qui on a envie de faire du kilométrage.

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La photo de rue de nos jours est exigeante et demande aussi bien de l’attention, de l’inventivité ou de l’empathie que d’avoir entre les mains ce « wingman » technique qui vous laissera libre de créer et de faire de l’image à un autre niveau que celui où vous aviez l’habitude de vous épanouir. Il faut sortir de sa zone de confort, prendre le risque de se planter et d’expérimenter du matos que l’on pensait tout sauf fait pour soi. Au final, j’avais tort sur toutes la ligne, je suis tombé littéralement amoureux d’un appareil photo que je n’aurais jamais les moyens de me payer. Le principe parfait de l’histoire d’amour à sens unique. Cela n’aura duré qu’une journée sur le circuit le Mans Classic. Un peu comme un sur la route de Madison version photo, mais dieu que c’était parfait. L’appareil sortira en septembre chez Fujifilm et oui 1700e en boîtier seul et autant pour les objos/ grip batterie (indispensable) et matos peut paraître beaucoup, mais franchement cela les vaut tellement. Du très beau matériel et une expérience et un plaisir de faire de l’image juste parfait. Que demander de plus ?

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D’autres photos sont sur mon compte IG ou sur mon Portfolio

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