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Parlons un instant photo avec Fujifilm…

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Bon, c’est rare que je parle de moi autrement qu’au travers des films, mais aujourd’hui je fais une petite exception à la règle pour parler photo avec Fujifilm. Vu que c’est avec un modèle de chez eux dont je me sert le plus pour mes shoots. La fille de la Com a donc pris le risque malgré la légende urbaine de me poser quelques questions sur le sujet.

– Hello Nico ! Alors raconte-nous un peu ton blog, il raconte quoi ?

C’est un joyeux bordel parlant beaucoup de cinéma et de culture, mais aussi d’artoyz et de l’art alternatif que l’on peut trouver sur le net, aussi bien le dessin que la photo. En gros c’est une girouette thématique qui ressemble fortement à mes envies C’est la ligne éditoriale la moins cohérente du monde, mais je m’y retrouve et visiblement les gens aussi donc dans l’ensemble, donc le bonheur est réciproque. On est presque dans un océan d’amour que traverse un petit pont de l’information allant de moi vers le lecteur. Oui, promis demain j’arrête de boire.

– Mais du coup c’est quoi ton rapport à la photo, tu en fais depuis longtemps ?

Ah large question. Je fais de la photo pour moi depuis que j’ai dans les 14/15 ans. Ma mère m’a transmis le virus. Le tout en faisant du développement où en passant par des grandes rencontres comme du côté d’Arles, occasion de rencontrer des grands noms et d’essayer de me faire discret en écoutant ce qu’il disait. J’ai toujours été un laborieux dans le sens que je n’ai pas forcément le niveau technique absolu des grands pros, loin de là (et je le vis très bien vu que ce n’est pas mon but), j’aime bien commencer avec un outil et continuer la photo ou plutôt sa zone de chirurgie esthétique avec d’autres outils. Au début je n’avais qu’un Minolta avec de la péloche, mon premier bébé. Je foirais souvent les photos, j’ai appris avec le temps (mais c’était l’époque où l’on n’avait pas le droit à l’erreur) ce qui était souvent frustrant pour quelqu’un comme moi. Puis avec la montée en puissance des nouvelles technologies ou softs, j’ai découvert un autre monde. Une sorte de côté multiplateforme. Je comprends les puristes pour qui la pellicule est le Graal et j’ai le plus grand respect pour eux, mais l’univers technologique a la disposition des photographes pro ou amateurs de nos jours permet de tellement décupler sa créativité que j’ai fait le saut vers ce nouveau domaine sans regrets. Et avec le temps cela n’a été que du positif même si comme tout le monde je continue d’apprendre encore et toujours chaque jour. Cela me convenait mieux vu que même si j’aime l’art du portrait pour le reste je suis un manipulateur. Le réel ne m’amuse pas toujours, j’aime le modifier, le rendre autre et la technologie met désormais à portée de mains de n’importe qui des tonnes d’outils permettant de s’y adonner sans contraintes.

– Tu peux nous en dire plus sur ton appareil ? Tu utilises quoi exactement, et comment tu en es arrivée à choisir ce modèle ?

J’ai un Fuji X-100, pas le modèle T juste celui d’avant. Un craquage et un coup de cœur. Oui, même avec un peu de kilométrages au compteur entre lui et moi, je ne le maîtrise pas encore complètement. J’aime son look rétro et son aspect passe-partout. Les gens se focalisent sur lui et ont tendance à m’oublier derrière (ce qui me convient parfaitement quand je me lance. Mais, il est malgré tout une petite boule de technique pas toujours évidente à maîtriser, c’est autant son look (je suis faible) que sa promesse de challenge nouveau à dompter qui m’a plu chez lui. Alors oui c’est vrai que désormais les gammes Fuji ont évolué et le fait que le X100 soit non modulable avec un autre objo est un peu chiant, mais je continue de l’aimer quoi qu’il en soit. J’ai une relation très bizarre avec mes appareils photo, même si la casse nous sépare, j’ai toujours l’intégralité de mes gamins avec moi. Du coup et ce même si j’évolue pour un autre modèle chez Fuji, je sais qu’il va encore se passer un très long moment avant que l’on se sépare complètement mon X100 et moi.

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– Fujifilm est en train de lancer le X-PRO 2, t’intéresse un peu plus à la technique ? Est-ce qu’un modèle un peu plus pro t’intéresserait ?

Avec le temps et en découvrant certaines limitations pas toujours en adéquation avec mon style, oui, il est évident que je pense changer à un moment où un autre. Je n’ai pas encore trouvé la bonne monture pour être honnête, c’est mon seul frein a la polygamie photographique. Désireux de monter en gammes dans mes projets, il est évident que l’attrait d’un appareil pro me tente. Mes finances répondent par la négative par contre. Mais bon, c’est un peu l’histoire de tout à chacun, une sorte de vieux couple jamais d’accord, l’esprit dit oui, la banquière dit non. Mais l’idée est définitivement là.

 

 

– C’est quoi ta prochaine série photos ? Tu nous ramèneras de belles photos ? 🙂

J’ai quelques séries de portraits que je n’ai pas eu le temps de traiter qui sont en stand-by. Il y a peu j’ai commencé à travailler avec des modèles. Pour de la lingerie ou du nu. Pour quelqu’un d’assez timide comme moi ce fut une expérience. Mélangeant au jour le jour la photo via mon x100 ou les différents photophones que j’ai en ma possession, je suis toujours un peu en retrait planqué comme un ninja attendant le cliché. Le domaine du nu m’oblige à sortir de ma bulle de confort, je shoote de près et dans cette discipline précise, cela m’oblige à m’adapter. Dans la photographie de rue, on doit attentif à tout, dissocier à vitesse grand V, le flux d’information pour trouver ce truc qui nous intéresse. Le nu c’est pareil, sauf que cette fois, il n’y a pas de barrière, il y a juste sa pomme et la modèle. Pas de barrière, ni de garde-fou et toute son attention n’est que pour la personne en face de soi. Cela m’oblige a me sortir les doigts en quelque sorte. Me concernant ce n’est pas un luxe et c’est même quelque chose que j’aime bien, cela crée une autre forme de relation et pousse à capturer à l’image des choses différentes.

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Et au-delà de ce point, j’aurais envie de continuer la photographie de rue ou les portraits, mais en voyageant. C’est en gestation dans ma tête depuis quelque temps. Je cherche le bon lieu, le bon angle et le bon sujet. Comme je le disais, je suis un laborieux. Je prends mon temps. C’est un luxe comme un autre.

Plus d’infos sur le reste de mes photos ici [Portfolio] et [Instagram]

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