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Follow me, l’autre face du mariage 2.0, le nouveau diner de cons

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Follow, le terme est simple, mais ce qu’il cache plus opaque. Le bucher des vanités pourrait en être le sous-titre en fait, mais Tom Wolfe a déja pris le titre donc bon…

Follow. Un terme à la con qui de nos jours à autant de poids que les liens du mariage. Vous pensez dans le fond que je vais encore dire de la merde sur le sujet, ce n’est pas faux ou pas d’ailleurs. Inutile de vous mentir ou de me raconter des cracks. Vous savez que j’ai raison. Bien souvent quand on appuie sur ce satané putain de bouton, que ce soit sur Twitter ou n’importe quel autre réseau socialement vampirique c’est pareil que d’accepter les dîners chez les beaux-parents. Pas un, ni deux ou trois, non des putains de dîners de cons chaque jour. Et soudain le moment de vérité vous frappe en plein visage, le follow est l’œuvre du sheitan. Un lien indéfectible qui souvent vous pousse à suivre pleins de gens que vous ne connaissez pas le moins du monde. Des inconnus dont à la fin du tunnel, il ne restera que 15 a 20 % d’intéressants en vérité (grand max). On ne va pas creuser tous les cas de figure, mais d’une certaine manière on a tous expérimenter les probabilités dites de la planche pourrie se raccrochant au domaine du follow : le follow de complaisance, le follow de lendemain de cuite, le follow de queutard, le follow de je pensais que toi et moi c’était à la vie à la mort putain d’enculé !

Non sincèrement la liste est trop longue. Mais tout cela se retrouve encore et toujours autour d’une même problématique, le hurlement d’agonie de l’amour-propre quand vous ou quelqu’un prenez la décision d’appuyer sur ce bouton pour justement commettre le crime suprème : l’unfollow. Je te follow, tu me follow tout va bien, tu m’unfollow et soudain tu découvres le sens de la vie. Lequel, celui du faux-semblant. Le bucher des vanités ou la foire des illusions. Les amis que l’on pense fidèle et la dure réalité qui te fait te dire qu’en fait tu a fini toi-même par te noyer dans le doux bain du bidet numérique où nage tes followers.

Où je veux en venir ? Je n’en sais rien, je me perds en route as usual (putain le mec parle en anglais). Non, en fait, je regarde le doux jeu des mutuals qui te parle quand c’est utile, font les morts quand ce n’est pas utile. Joue la case du ah mais non tu vois, je tweet depuis la suisse, je respecte les coutumes locales. Woaaa toi tu aurais fait fureur avec une mentalité pareille à une certaine époque (oh la la on frôle la blague un peu border line en approche là !) Non, je m’égare trop loin dans les recoins de mon cynisme, je sais. Je suis juste au milieu d’un cas d’école basique du mais putain mec ou est passer ta naïveté d’antan (le premier qui dit dans ton cul je le baffe). Du coup, je survole la chose, relativise et m’amuse de la futilité dans lequel s’enroule le mot mutual. On se follow, pourquoi ? dans quel but et vers quelle finalité ? Bonne question vu que dans 80 % des cas on ne sait pas a quoi ce geste de pousser le bouton nous sert sur le long terme. On est vexé quand on nous unfollow alors que dans le fond, la personne est dans le même cas de figure que nous, elle comprend que l’on est dispensable, futile ou juste complètement con en fait. Une saloperie de cas de conscience que l’on aurait du avoir avant pour se focaliser un peu plus sur la seule partie des gens qui en valaient la peine. Mais bon avec le temps, les liens du follow sont plus solides que le ciment qu’utilisent les mafieux avant de balancer une victime au fond de l’océan. Alors du coup on sourit, on sert les dents enfile un masque et le moment venu quand on en a marre de faire semblant on appuie sur mute. La façon polie et doucement lâche de ghoster quelqu’un en attendant qu’il s’en rende compte et vexé nous retourne la pareil dans le plus grand silence. D’ailleurs je vous follow encore ou pas ? C’est pour un sondage…

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