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Et dieu inventa Until Dawn…une tuerie!

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Les jeux rentrant dans la catégorie des films interactifs n’ont pas bonne presse la plupart du temps. Pourquoi ? Surement à cause de David Cage et ses créations sentant l’esbrouffe. Du coup je partais dans l’aventure Until Dawn avec un véritable a priori négatif. Après avoir fini un premier run crispé sur mon paddle et incapable de lâcher ce dernier tant j’étais dans l’histoire, il faut bien reconnaître que j’avais tort. Oui, Until Dawn sur ps4 est une monstrueuse surprise que personne n’attendait vraiment. Oui, c’est un film interactif avec tout ce que cela peut impliquer de passivité, mais l’ensemble tient tellement bien la route que l’on passe outre ce détail. A la différence d’autres productions du même style, Until Dawn ne cherche pas à être un film interactif d’auteur. C’est un film d’horreur, fière de ses racines et influences et il nous les balance au visage avec brio tout du long. Oui, Until Dawn est stressant, terriblement gore et surtout excellemment bien écrit. Certes l’ensemble est premier degré dans son enchainement et utilisation des stéréotypes du genre, mais Dieu que cela fonctionne.

Bâti sur une dizaine de chapitres le jeu va vous demander de survivre avec vos amis jusqu’au lever du jour. Et même si le début est un peu lent, un peu avant la moitié du jeu, Until Dawn part littéralement dans les tours, mélangeant du Destination finale, du slasher et quelque chose d’autres sur le dernier tiers. Mélange des genres maitrisés du début à la fin offrant un monstrueux paquet de sueurs froides aux joueurs. L’écriture aide aussi beaucoup le joueur à s’attacher. Les personnages loin de n’être que des clichés sur pattes possèdent une personnalité attachante pour la plupart et l’on n’a pas envie de les voir mourir. Le groupe d’amis va passer la nuit la plus apocalyptique de son existence. Le scénario ne leur épargne rien, tout comme à nous d’ailleurs. Pour exemple alors que j’allais finir le jeu avec quasiment l’intégralité du groupe vivant…j’ai perdu trois personnes à une minute de la fin. Le sadisme du scénario intervient sans que l’on puisse forcément le voir venir. L’intensité est là et loin des autres productions David Cage, le scénario tout comme la partie technique ne fait jamais sortir de l’histoire. Plus concis et terriblement nerveux qu’un Heavy Rain, Until Dawn chope le joueur a la gorge pour ne plus jamais le lâcher. C’est un ride aussi diabolique et stressant que complètement jouissif. Je n’en attendais rien et au final Until Dawn m’aura mis une claque vidéo ludique complète. Un vrai plaisir de jeu, un scénario a choix multiples qui donnent définitivement envie de retourner dans l’aventure ( et de sauver des gens…) et tout simplement le premier vrai film interactif qui ouvre d’énormes possibilités sur ce que sera l’avenir du genre.

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