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En eaux troubles…, le requin en plastique de Jason Statham…

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En eaux troubles était un film que j’attendais avec curiosité.Pensant que la chose serait fun. Le résultat est proche du gentil pétard mouillé…Dommage.

En eaux troubles ( The Meg) aurait pu être un très bon film, le genre qui fait en sorte que lorsqu’on se retrouve seul dans la salle obscure, on se laisse emporter par le grand délire du film de requins. Et à vrai dire , j’avais vraiment envie d’y croire, il faut bien être honnête l’idée de voir Jason Statham se battre contre un requin préhistorique géant, cela a de quoi mettre l’eau à la bouche de n’importe qui. Malheureusement, le résultat est pour le moins particulier , façon polie de dire décevante. Alors, je ne sais pas vraiment par ou commencer. L’une des faiblesses principales de En eaux troubles ( The Meg) est son scénario. Retouché à l’extrême pour rentrer dans le cadre du PG13, le film possède un manque d’ambition pour le moins assez effrayant. Le Meg qui a lui seul représente l’incarnation parfaite de la terreur devient dans ce film un requin pour le moins lambda. Quand un requin préhistorique qui aurait du être une véritable image d’un monstre tout droit sortie des enfers finit par avoir autant d’aura qu’un de ses congéneres de Sharknado, on peut se dire qu’il y a un souci. Et c’est vraiment la partie visible de l’iceberg. Les problèmes restants finissant de transformer l’expérience en une longue traversée du désert bien pénible.

Tout ce qui se passe avec Jason Statham dans le film est « sympathique », j’entends par là second degré. Statham conscient de la médiocrité du scénario s’amuse et donne aux spectateurs ce qu’il attend. Mais ce qui pose problème s’avère être tous les moments entre ses morceaux de bravoures. Formaté pour le marché chinois, le film joue la carte des acteurs pouvant fonctionner auprès de ce public. Même si le scénario ne fait à vrai dire rien pour leur donner quelque chose de solide à jouer. C’était le cas dans Transformers 5 et pleins d’autres films. Hollywood a besoin de ce marché pour ramener des profits qu’il trouve de plus en plus difficilement sur le marché national. Et pour cela, il est nécessaire de faire des compromis. Certains films arrivent à passer entre les mailles du filet du cahier des charges mais ils sont rares. Puis, il y a les autres, la grande majorité de ceux qui prennent l’argent facile et regardent ailleurs. En eaux troubles ( The Meg) en est l’incarnation parfaite. Tout le monde sait que si tout se passe bien, scénario en carton ou pas, une pluie de billets tombera en bout de course. Et vous savez quoi ? Ce fut le cas.

En eaux troubles ( The Meg) ne cherche pas à innover ou renouveler le concept du film de requins. Il s’en fout complètement et n’a qu’une ambition faire de l’argent de la manière la plus paresseuse qui soit. Pire encore, la réalisation du film est calamiteuse avec quasiment chacun des moments humoristiques tombant à plat. L’action est là aussi assez factice vu que l’élément déclencheur de la peur, à savoir le MEG est ultra lambda. D’un plan à l’autre la taille du requin étant quasi fluctuante ( à cause d’un twist…) on ne sait jamais vraiment ce qui se passe. On regarde la chose d’une manière si détachée que l’on finit par être aussi à l’ouest que devait l’être le scénariste pendant les retours de notes des producteurs. Au final En eaux troubles est un titre parfait tant le fond de ce scénario est opaque. Il y avait tout devant nous pour que l’on puisse se poser et prendre son pied. Ne serait-ce que par la présence de Jason Statham qui est un diffuseur de cool au sens propre. Alors qu’est-ce qui a bien pu se passer en coulisses pour que le film perde toute saveur ? Je ne sais pas et autant être honnête, je pense que même dans quelques années, le mystère sera encore complet. Alors oui, En eaux troubles ( The Meg) est un pétard mouillé qui en terme de fun ne dépasse jamais Deep Blue Sea, un film qui lui était drôle, gore, et intense. Le tout pour plus de la moitié du budget final de ce film et il y a bien une décennie. Mais vu que The Meg est un carton biblique en salles, le règne aquatique de la médiocrité est loin d’être finie. Dommage…

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