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Downrange, Ryuhei Kitamura l’archange du nanar grossier…

Downrange c’est un trailer efficace qui débouche sur un film complètement raté et ridicule. Ryuhei Kitamura démontre son incapacité a mettre en scène quelque chose de cohérent. Pénible…

Downrange de Ryuhei Kitamura est l’un de ces films ou si l’un de vos amis vous dit que c’est bien vous servira de baromètre pour estimer à quel point il vous veut du mal. Si comme moi vous êtes tomber dans le piège d’une bande-annonce assez nerveuse et efficace, il faudra rester sur cette farce. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que le produit fini est intolérable. Alors certains vous diront que le film n’est pas à prendre au premier degré, que c’est un exercice de style, un délire nerveux revenant aux bases du genre. Ne les écoutez pas, tout cela n’est que de la foutaise servi sur un lit de vaseline. Downrange de Ryuhei Kitamura est dramatiquement mauvais à plus d’un titre. Par où commencer. Le scénario ? D’une bêtise crasse, il n’y a même pas de second degré salvateur pour élever la chose au-dessus du niveau de la merde. Non, le réalisateur ne consent même pas à accomplir cet effort minmal. Il s’évertue par contre avec une aisance déconcertante a donner ses lettres de noblesse au sens profond de la roue libre. Downrange c’est une idée de court-métrage qui s’étire sur 90 pénibles minutes sans la moindre notion de suspens, de rythme ou pire encore de mise en scène. Car, c’est bien ici que le bas blesse avec ce film, Ryuhei Kitamura est tout sauf un réalisateur, de léthargique, le film passe sans la moindre retenue a totalement incohérent en termes de gestions de l’espace. Le genre de moment de solitude qu’éprouve le spectateur en se demandant si c’est lui qui a un problème aux yeux ou au cerveau ou si le réalisateur est un pervers déviant n’ayant qu’une envie : nous tartiner le visage avec sa merde encore fumante. Oui, je suis vulgaire sur le coup, mais sincèrement, le travail de Ryuhei Kitamura avec une caméra dans les mains n’appelle pas à plus de clémence.

downrange Ryuhei Kitamura

Mais là encore, le miracle de la décadence ne s’arrête pas sur une aussi bonne route. En effet Downrange est un très petit budget, c’est un fait et plus d’un réalisateur naviguant dans les mêmes eaux troubles ont pourtant su s’en sortir. Ryuhei Kitamura lui s’y noie et le pire dans l’histoire est que cela lui plaît et pas qu’un peu. Travaillant avec un paquet d’acteurs tous plus mauvais les uns que les autres, il décide littéralement d’abandonner toutes ambitions. C’est bien simple, en comparaison Uwe Boll fait preuve de plus d’intelligence de mise en scène, et Eli Roth apparaît comme un maestro de l’écriture et de la finesse. Ryuhei Kitamura a ici l’apparence d’un gamin hystérique qui n’a qu’une envie la plus basique : tuer, tuer et encore tuer. Ok, cela tombe bien, c’est la base du cahier des charges de ce genre de film. Mais pour que cela soit a minima effectif, il faut que la mise en scène soit bonne, que le scénario tienne la route et que l’histoire n’enfile pas des perles à la chaîne. Si votre désir est de trouver un endroit où l’ambition côtoie les bases d’une terreur viscérale, il faudra aller voir ailleurs. Downrange se rate littéralement sur tous les tableaux. Mais ce qui est magnifique est que Ryuhei Kitamura semble n’avoir qu’une seule envie, celle de faire pire du début jusqu’à la fin. Vous pensiez que la réalisation et le jeu des acteurs étaient la plus grosse explosion dans les fondations de ce château de cartes ? Non, rassurez-vous, tout cela n’est rien en comparaison des 5 dernières minutes du film qui sont sans le moindre doute les plus consternantes que j’ai pu voir depuis des lustres. Encore une fois, je n’ai rien contre l’humour noir, ni le sadisme jusqu’au boutiste de certains réalisateurs. Quand c’est bien fait, cela donne naissance a des œuvres pour le moins dantesque.

#Downrange c’est un trailer efficace qui débouche sur un film complètement raté et ridicule. #RyuheiKitamura démontre son incapacité a mettre en scène…
Critique ➡➡➡

Downrange n’atteint jamais ce statut, la faute au fait que Ryuhei Kitamura donne l’impression de se moquer littéralement de tout ce qu’il fait. Un peu comme si la seule voix qu’il entendait lui disait de tuer, encore et encore. Tout ce qui se présente à l’écran doit mourir, et si cela se passe dans des délires de mises en scène pour le moins imbuvables et que la chose est prise au piège dans un océan de clichés atroces, il jubilera encore plus. C’est un peu comme si l’on était en face d’un anti-réalisateur. Il fait un non-film avec des non acteurs et une bonne dose de non ambition. Et en prenant ces éléments en compte, il faut bien reconnaître que son désir est une réussite, vu que Downrange est sous sa forme actuelle la plus magnifique valorisation du rien. Le gore c’est bien dans les mains d’un réalisateur ayant une vision, un talent pour l’écriture et une ambition de coller la plus grande peur possible a ses spectateurs. Quand tout cela finit dans les mains d’un hystérique désireux de se faire son petit kiff en dépit du bon sens, il n’y a rien à espérer et c’est exactement ce qui se passe ici avec Downrange. Un ratage complet et sans le moindre intérêts. Rarement 90 courtes minutes vous sembleront aussi longues et pénibles. A éviter.

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