Critiques de films

[Direct To Video] Ghost Shark (SYFY) – Critique du film

Il y a différents types de fétichistes dans la vie et sur la chaîne du câble SYFY, je pense qu’il devient logique de dire que les scénaristes sont des fétichistes des requins. Ils adorent les utiliser dans tous les types de situations, après les avoir ramener en paquet de 12 sur Los Angeles dans une tornade, voilà qu’ils le font sous forme d’esprit dans « GHost Shark » la dernière production de la chaîne. Inutile de trop s’appesantir sur le scénario, car même si ce dernier fait office de cache-misère, on sait très bien ce qui nous attend en regardant ce genre de choses. Mais là où SYFY pousse le vice encore plus loin est en mettant son concept en position de combat et en l’amenant dans ses derniers retranchements. Imaginez un navet olympique de combat que vous regardez avec vos amis et une bière, pendant que le CM de la chaîne envoie des tweets en live sur l’écran, le tout pour se moquer de vous et du film. Je crie, Génie du mal absolu ! SYFY vient tout simplement de remettre au goût du jour, le Hollywood Night d’antan. Bon vous allez me dire, oui mais le scénario… «  Un père Redneck et sa fille, partant à la pêche au gros pètent un câble quand un requin blanc leur vole le poisson qu’ils voulaient. Du coup ils se vengent en le canardant à la grenade, au magnum et avec tout ce qui leur tombent sous la main. Le requin part agoniser dans une cave sous marine « maudite » et revient à la vie…en 5 secondes chrono. Du moins sous forme d’esprit vengeur. Vous êtes encore là ? Ok je continue. Du coup bien que n’ayant plus de corps, il peut donner la mort depuis n’importe quel source d’eau dans la ville…

Et c’est ici que le film part dans les limbes du n’importe quoi. Durant un car-wash une fille en petite tenue se fait dévorer par son seau…le gros de service se fait avaler tout cru dans la piscine alors que son pote tente de le sauver et j’en passe. Difficile de nier le travail d’artisan dans l’art de faire de la merde. Quand cela se propage sur l’écran avec autant de force de frappe, on met un masque et on branche les essuies glaces en attendant que cela passe. Ghost Story est tout comme Sharknado un véritable répulsif pour l’intelligence, mais comprenant très bien que la chose ne pourra durer ad vitam æternam, la chaîne SYFY habille la chose avec un poil plus d’humour et de second degré. Les morts du film témoignent d’une certaine forme de sadisme digne de « Destination Finale » sans la mise en scène allant avec…Au final, comme prévu difficile de plonger tête la première dans cette marre aux requins en étant sobre. Mais d’un autre côté en diffusant ce genre de production SYFY devient le meilleur pousse à l’alcoolisme après la punition suprême de devoir « faire ses études à Roubaix ». Magnifique de connerie et consternant comme jamais, palme d’or du navet du mois.

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