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Deep Blue Sea 2, le déchet des océans s’échoue en VOD…

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Deep Blue sea 2 est l’exemple même de la suite qui ne devrait pas exister. Il n’y a rien qui fonctionne et tout le monde s’en fout. C’est tragiquement mauvais.

Deep Blue Sea 2 est-il un bon film ? Non. Est-il un mauvais film ? Non plus. Est-ce que c’est une abomination ? Définitivement. D’un point de vue scénario, ce 2e volet est à la limite du plagiat complet du 1er. Et ce sans le moindre effort. Une attitude qui laisse un peu perplexe. Oui, la chose (on ne va pas dire film) est faite pour la VOD, mais cela n’empêche que même dans ce domaine, il existe des films avec un certain souci du détail. Pas ici. Même les productions Asylum sont bien souvent plus drôles que le spectacle qui nous est offert ici. Dire que la chose est pénible est encore très en dessous de la vérité. Pour être honnête, il n’y a rien qui fonctionne. L’histoire est la même que dans le 1er en gros… sans le second degré jouissif du film. Du coup, on ne voit plus que les défauts. La réalisation miteuse, les acteurs catastrophiques, le scénario en roue libre. Ou inexistant en fait. C’est pénible à regarder et l’on en vient à avoir de la compassion pour les acteurs. S’engager dans ce genre de galères alors que l’on rêvait sûrement de rôles marquants doit faire mal au moral. Mais comme on dit, il faut bien manger et pour cela parfois on fait des choses à regret. Et dans ce domaine précis, Deep Blue Sea 2 se pose là. Le film d’origine de Renny Harlin ne volait pas bien haut niveau scénario. Mais conscient de ce détail, le réalisateur avait su s’entourer d’un vrai casting solide et finit par transformer son film en un délire encore aujourd’hui aussi régressif que jouissif. Ce 2e volet échoue sur toutes les facettes.

deep blue seau 2 vod
Parfois, il existe des films qui ne sont fait que pour capitaliser sur une franchise et ne pas perdre les droits. L’arrivée prochaine de The Meg va sûrement redonner envie à pleins de producteurs de nous faire bouffer du requin cheap. Le succès de la saga Sharknado (un mystère…) y est aussi pour beaucoup. Mais là, le vrai défaut du film est qu’il se prend au sérieux. Détruisant ainsi en plein vol toutes intentions ou envies de lui pardonner ses défauts. On voit la chose pour ce qu’elle est une aberration. Et cela pique, cela brule, cela donne envie de se laver les yeux à la Javel. Mais même avec ce genre de traitements, je ne suis pas certain que cela aurait un résultat probant. La vraie souffrance de ce film en tant que spectateur est qu’au final, il n’y a rien a en tirer. Même pas un rire, une tension, un plaisir fugace. Non rien. C’est comme un vieux burger que l’on mange après une cuite. On se dit que cela nous mettra quelque chose de solide dans le ventre. Et dès la fin de la 1re bouchée on réalise l’ampleur de l’erreur. L’envie de vomir est là. Insidieuse et tenace, elle se loge en vous attendant de sortir quand bon lui semblera. Vous êtes pris dans son piège. Deep Blue Sea 2, c’est un peu cela. Une grosse envie de vomir que l’on n’arrive pas à expulser. C’est tout sauf agréable. Next !

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