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Death Wish, Eli Roth s’engage sur un terrain glissant…

Death Wish d’Eli Roth risque de se prendre un problème dans les dents en 2018: est-ce une bonne idée de rendre mainstream un vigilante sociopathe dans la société actuelle?

Death Wish d’Eli Roth est-il une si bonne idée que cela en 2018 ? Je ne dis pas que le film d’origine avec Charles Bronson n’avait pas déjà un petit arrière goût un peu puant (cela n’engage que moi), mais ce remake en 2017 est différent. L’époque à changer, la population, la politique, le rapport des gens à la violence. Les Etats-Unis d’aujourd’hui ont ce superpouvoir, celui d’avoir sur une base journalière dépasser le stade de la fiction à plus d’un titre. 2017 a plus d’un titre avait tout d’un vrai film d’horreur à l’échelle mondiale. Et du coup quand on replace ce Death Wish d’Eli Roth dans le contexte, on se dit que la chose a quelque chose au final d’assez vain. L’image du vigilante de nos jours possède un vrai côté casse-gueule et le premier trailer du film (qui était mauvais) montrait que le film incorporait pas mal d’humour dans son approche. Humour noir certes, mais est-ce vraiment utile de nos jours quand on y réfléchit. Le film le plus récent et basé sur un postulat similaire était le Death Sentence de James Wan. Approche parfaite du vigilante movie où ce personnage n’avait rien d’idéal. Perdu dans un monde le dépassant, James Wan avec l’aide de Kevin Bacon dans le rôle-titre montrait toute la noirceur accompagnant quiconque se décidait à plonger dans le chemin de la violence.

Death wish eli roth

 

Le souci et sa filmographie le prouve (et cela n’engage que moi) Eli Roth n’a pas l’inventivité ni la finesse de James Wan. Ce qui pour ce film risque d’être quelque peu problématique. Certes, le scénario est basé sur un script de Joe Carnahan (basé seulement…), mais cela ne suffit pas à me rendre le projet plus sexy. Le personnage du vigilante de nos jours n’a rien de glorieux, il a au contraire tout du prototype parfait du sociopathe en puissance. Le genre de bombe à retardements que l’Amérique n’engendre que trop souvent de nos jours. Et l’idée même de faire en film rendant mainstream ce genre d’hommes de nos jours me semble de plus en plus problématiques. Je suis peut-être vieux jeu sur ce coup, mais rien de ce projet ne me vend du rêve. C’est le souci majeur qui perdure encore et toujours. Et Bruce Willis qui cachetonne depuis des années sans discernement et Eli Roth qui est tout sauf un grand réalisateur, cela ressemble de plus en plus pour moi a une planche pourrie. On verra bien si je me trompe…

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