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Deadpool ressucite au cinéma et c’est border-line Awesome!

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Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Deadpool est un film que j’attendais depuis des lustres. La première raison pour cela est que je suis tout simplement fan du personnage de Deadpool et que comme beaucoup je pensais que l’on ne verrait plus jamais à l’écran une adaptation fidèle du personnage. Surtout après le carnage de sa participation dans Wolverine : Origins. Je vais être direct. Si vous faites partie de ceux qui ne voulaient plus jamais entendre parler d’une autre apparition de Deadpool dans un film, ranger votre haine au vestiaire pour la simple et bonne raison que ce Deadpool de Tim Miller est un ovni tout simplement excellant, le film Marvel (car oui c’est un Marvel), le plus gore, hardcore, border-line qui soit, mais est-ce que l’on pouvait attendre autre chose de ce film. Deadpool par Tim Miller est un hybride absolu, le film en qui personne ne croyait vraiment après le bide précédent. Le film où tout le monde se disait que Ryan Reynolds ne réussirait jamais à faire oublier Green Lantern. Oui, il partait de loin pour remonter la pente et pourtant, il y arrive.

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Il y a quelque chose d’assez fou dans Deadpool, une sincérité assez désarmante par rapport au côté rugueux du personnage. Là où les films de superhéros sont devenus très balisés, la Fox et Tim Miller et Ryan Reynolds prennent tous un risque. Oui, le concept du personnage brisant le mur le protégeant du spectateur est vu un peu à la baisse par rapport à tout ce qui se passe dans les comics, mais cela n’est pas vraiment grave. Pour la simple et bonne raison que Ryan Reynolds ne lâche rien et y va à fond pour donner une nouvelle vie au personnage de Deadpool. Psychotique, border line, ultra-violent et hilarant à la fois, le film est une série d’uppercuts qui en bout de course laisse le spectateur en partie KO, mais surtout béat de voir enfin une production prendre le parti de renouveler en grande partie un genre qui commence malheureusement à se scléroser. Mise en scène par un Tim Miller qui malgré un budget complètement en deçà des bases actuelles pour un Marvel réussit un véritable exploit. Alternant l’humour hardcore et absurde inhérent au personnage et des séquences d’actions certes pas aussi nombreuses qu’on le voudrait, mais définitivement badass, Deadpool est une véritable bouffée d’air frais. L’intégralité du casting des premiers aux seconds rôles portent le film vers les territoires du second degré border line et cela fonctionne. Oui, le film dans son premier tiers commencent ultra fort, une montagne russe d’humour hardcore qui appuie un peu sur la pédale de frein pour trouver de l’espace pour amener sur le devant de la scène de l’action. Le tout avant d’embrayer sur un ride sans fin jusqu’au dernier clin d’œil après le générique.

Que ce soit avec Morena Baccarin ou Ed Skrein en tête, il n’y a pas que Ryan Reynolds qui mouille littéralement la chemise pour faire du film ce qu’il est aujourd’hui. A savoir le meilleur vrai faux Marvel. Oui, je dis vrai faux vu que c’est bien un personnage Marvel, mais produit par la Fox et dont la maison mère qui siège du côté Disney ne reconnaît pas la paternité. Il faut être honnête, c’est impossible d’imaginer un personnage comme Deadpool arrivant dans un univers aussi balisé que celui qu’est devenu désormais Marvel. Et c’est ce qui fait la force du film. Tout en étant border line (par rapport à la moyenne des productions du genre), Deadpool offre une véritable bouffée d’air frais et surtout un rôle parfait pour Ryan Reynolds qui avec ce personnage a mi chemin entre The Mask et le plus grand des psychopathes ayant raté sa carrière dans le stand-up brille de milles feux. Oui, tout le monde n’accrochera pas forcément à l’humour particulier de l’ensemble, ni la violence. Mais là où d’autres auraient fait en sorte d’atténuer l’ensemble, Tim Miller et la Fox livrent une adaptation sincère et fidèle à l’esprit du personnage. C’est aussi con qu’hilarant, désarmant de vulgarité et pourtant jamais vraiment lourd. Pour la simple et bonne raison que l’esprit de Deadpool est là réussissant à désamorcer ce qui aurait été un faux pas chez d’autres en jouant sans cesse avec ce passage du monde du film vers celui du public. Je pourrais encore parler des heures de ce film, mais la meilleure chose à dire est que Deadpool de Tim Miller est tout simplement un film de sale gosse, fait par des sales gosses en l’honneur du plus badass des sales gosses. Une petite réussite inattendue dans son genre. Gloire à Deadpool et Ryan Reynolds et Tim Miller. C’était awesome !

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