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[Découverte] Chandleyr visite Monaco…

Lorsque l’on part à Monaco, il y a souvent un je ne sais quoi d’interrogations primaires qui vous tiraillent l’esprit. La plus pressante étant le “mais je ne parle pas russe…”, bon autant être honnête, il est totalement possible de survivre à Monaco, même si l’on ne parle pas russe et que l’on ne conduit pas une Ferrari et d’ailleurs je pense que l’intégralité des personnes ayant participé au festival de Monte-Carlo pourront dire la même chose. Royaume des séries tv pendant quelques jours, le royaume monégasque avait des allures de riviera version Hollywood sur l’eau. Oui l’analogie est bizarre, mais pas si illogique. Le festival de Monte Carlo dans le domaine de la tv n’est pas celui de Cannes. Beaucoup plus petit et humain, il permet de rencontrer pour peu que l’on possède la bonne accréditation des stars en face à face et même chose folle de discuter avec elle. Ici, la pression n’est pas forcément de rigueur. Détente, soleil et cocktail, la ville monégasque sait accueillir. C’est d’ailleurs ce qui frappe, émerveille et fait un peu flipper d’une certaine façon. Monaco est une ville parfaite. On en vient parfois pour rester dans l’univers TV à se demander si l’on n’est pas dans un épisode de “Le prisonnier”

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Présent pour deux jours dans la ville du Prince Albert ( sans jeux de mots) mon parcours sur le caillou fut a posteriori aussi sympathique que chaotique. Arpentant les rues de la ville avec mon wingman du week end Paingout, voilà qu’une fois les sacs mis à l’hôtel Novotel et digéré la déconvenue de voir Paingout avoir eu la chambre avec balcon donnant sur la piscine alors que moi j’avais celle sur la rue, nous voilà parti dans les rues de la ville direction le forum Grimaldi, le lieu névralgique de l’action pour les jours à venir. Dès le début mon petit coeur de fan avait repéré la présence de Jerry Bruckheimer en conférence le lendemain, mon idole de jeunesse. Le mec qui mine de rien à produit tous les plus grands blockbusters de ma jeunesse. Autant dire que j’attendais la rencontre avec impatience.

Mais avant cela comme je le disais quelques lignes plus haut, ce fut l’option découverte de la ville qui prima. Monaco est minuscule comme ville et du coup l’architecture qui s’affiche devant nos yeux peut donner le vertige a un designer de la vieille école. Le vieux côtoie le moderne et je ne parle pas de la population. La place est comptée et chaque m2 vaut de l’or. C’est à se demander à quoi ressemblera la ville d’ici 10 ans. Pour deux concessionnaires de voitures de luxe, on compte 4 banques et deux hôtels de luxe au m2, c’est assez particulier. En sortant ma carte bleue visa normale, j’avais ce feeling si étrange d’être un membre d’une tv réalité genre les chtis à Monaco. Sauf qu’ici le chti c’était moi. Je caricature certes et il n’y a pas que du mauvais dans cette ville loin de là. C’est juste que le mélange des genres est déstabilisant. Pas un tag, pas un papier qui traine, des policiers partout et des caméras visibles ou non dans tous les sens. A croire que Monaco fut la source d’inspiration de Watchdogs. Et d’ailleurs pour en revenir à ce point, il y a une chose étonnante dans cette ville quand on parle de la sécurité, c’est que le vol…n’existe pas. Dixit le mec qui a perdu son portefeuille avec toute sa vie dedans (cb, carte d’identité, argent…) et le retrouve intact le lendemain au même endroit. Après une demi-journée à me maudire, tuer mentalement la terre entière et incendier la ville et pourrir l’après-midi de Paingout, cela surprend. Mais ce petit désagrément m’aura permis de découvrir la ville de fond en comble. 15,9 km en une journée sous le cagnard, près de 4kg perdus en un week-end. La ville n’a plus de secrets pour moi, tout comme le commissariat de la ville qui a un côté désuet lui donnant des faux airs de remake des gendarmes a St Tropez. Oui Monaco aura eu l’impact sournois que je n’attendais pas sur mon petit cerveau. Mais au-delà de mon passage en mode guide du routard de la loose, j’ai aussi eu l’insigne plaisir de passer du bon temps. Lequel me direz-vous? Simple, voir le cast de plus belle la vie et imaginer la tête qu’aurait fait Ludofj en étant à ma place.

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Voir enfin en live Jerry Bruckheimer et imploser de nerdgasm à l’intérieur. Le mec est une légende et même s’il ne fait pas la moindre faute de communications en interview, le tout en donnant de la réponse au millimètre et sans plus, il est difficile de ne pas aimer. Mais le plus drôle reste la rencontre avec le cast de Community à l’improviste dans un couloir alors qu’ils discutaient avec Ted Danson de CSI. Je ne regarde aucune des deux séries, mais cela ne m’empêche pas pour autan de connaître et croisant le regard de Gillian jacobs, il était impossible de ne pas tenter l’opération Selfie. Inutile de le dire, cette fille est délicieuse, drôle un peu folle et totalement adorable. Il en va de même pour Joel McHale fan de mon t-shirt Godzilla. Je garde aussi en tête la rencontre avec Jennifer morisson de Once Upon a time. Belle et charmante en diable, la beauté ne se perd pas en route entre l’écran et la réalité.


Les hurlements de fans de Soda et Kev Adams m’auront fait comprendre qu’en comparaison, les fans de Twilight sont presque gentils. D’une certaine façon, je ne sais pas ce qui m’effraie le plus. 48h c’est à la fois long et affreusement court, sentiment de légère frustration face aux galères idiotes m’ayant fait perdre du temps et les bonnes rencontres à la cool qu’aura mis sur la table le festival. Qu’est-ce que je garde comme souvenir de la chose? Une zone un peu en dehors du temps, loin d’un festival de Cannes avec tout le stress que cela entraine, le festival TV de Monaco est aussi paradoxal que cela puisse paraître vu le lieu assez proche de son public. Il n’est pas difficile de rencontrer des grandes stars, de parler où faire des photos. Certes, la base est avant tout faite pour les journalistes, mais le fan et l’attitude fanboy qui marche dans son ombre n’est pas du tout hors la loi. Ce qui dans l’ensemble est un plus non négligeable. Et pour ce qui est de la ville, je pense y revenir dès que j’aurais fini d’apprendre le russe et que ma banquière ne mettra plus ma tête à prix pour un découvert de deux euros.

Et en bonus quelques images du petit pays monegasque.







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