Les news TV

Damien, l’antéchrist pour les Nuls…

damien-tv-show

Damien restera comme l’une des séries les plus bordéliques que j’ai pu voir, alors que la saison se terminera la semaine prochaine et que je suis encore debout… l’envie de revenir sur la catastrophe me prend. Au départ, il y a une idée défendable, celle de refaire vivre le mythe de Damien et de continuer l’histoire en la déplaçant 30 ans plus tard. Pourquoi pas. On se dit même qu’il y a la matière suffisante pour faire un drame psychologique ou un film d’horreur intelligent en version Tv. Cela reste le scénario premier, celui que l’on aurait aimé voir prendre forme. Puis, la réalité prend le pas et l’on s’enfonce dans le bourbier narratif qu’est Damien. La série raconte la lutte entre des satanistes défendant Damien, l’église essayant de le tuer et Damien au milieu tentant de comprendre pourquoi sa vie part en sucettes. Les scénaristes ont très vite abandonné l’idée de faire le moindre lien cohérent entre chaque passage. Au pire, il tente vaguement de faire se reposer l’intrigue sur le personnage du flic traquant Damien et la pile de cadavres s’entassant dans son sillage, mais rien n’y fait la magie ne prend pas un instant. Pour la bonne raison que d’une part Damien est une série écrite avec les pieds, mais pire encore, c’est une série qui fondamentalement prend le spectateur pour un con.

L’équipe derrière Damien comprenant qu’il n’y a rien à attendre du script (triste réalité) part en sucette sur le seul point restant à la série, le gore. Les personnages meurent dans les pires souffrances, cela sans bien entendu le moindre impact émotionnel sur nous. La faute à un scénario qui dès la fin du 4e épisode au pire nous a perdus. Damien est une endive surjouant ses émotions, et que dire du reste du casting traversant l’histoire avec un visage reflétant le désarroi ressentit face au degré zéro de force de frappe des textes qu’ils déclament. Usant et abusant jusqu’à l’overdose d’effets gore risible, de trucs et astuces de mise en scène d’un autre âge et surtout d’une musique bien plus qu’envahissante, Damien réussit l’exploit d’être un ratage flamboyant. Le genre de trucs dont on a du mal à détourner le regard et ce même si l’on sait que fondamentalement ce que l’on est en train de regarder est une abomination. Symbole d’une production en roue libre où la notion de peur, du moins la création de ce sentiment tient sur une recette qui a dû se perdre en route au fil des années, il va vous falloir une dose de courage improbable ou de perversion sans fonds pour aller de l’épisode 1 à 10 de la saison 1 de Damien. Et je ne ne parle même pas de ce que l’on pensera de vous dans les cercles les plus reculés de l’enfer si par hasard vous veniez à prendre plaisir en regardant l’ensemble. Tout ceci est abominable…

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply